BNP Paribas a fait état vendredi d'un fort rebond (+38%) de son bénéfice net au premier trimestre, aidé par des provisions pour risques moindres qu'il y a un an et soutenu par le dynamisme de ses activités de financement et d'investissement.

La banque a réalisé un bénéfice net de près de 1,8 milliard d'euros, contre environ 1,3 milliard au premier trimestre 2020 qui avait été marqué par les premiers effets de la crise du Covid-19, a fait savoir le groupe bancaire français dans un communiqué. Le bénéfice net est ainsi ressorti en hausse de près de 38% par rapport au premier trimestre 2020, mais reste en baisse d'environ 8% par rapport au premier trimestre 2019.

Baisse des provisions

Ce rebond au premier trimestre est lié pour une large part à une forte baisse des provisions que la banque passe pour faire face à d'éventuels accidents de remboursement des crédits qu'elle a accordés. À l'instar de ses rivales, BNP Paribas avait constitué l'an passé d'importantes réserves face aux incertitudes sanitaires et économiques. « L'activité économique reprend graduellement au premier trimestre avec l'évolution de l'environnement sanitaire », souligne le groupe, précisant que dans ce contexte il a montré au premier trimestre « un bon niveau d'activité commerciale ».

Le produit net bancaire, équivalent peu ou prou du chiffre d'affaires, a ainsi progressé à un peu plus de 11,8 milliards d'euros, signant une hausse de presque 9% par rapport au premier trimestre 2020 mais aussi un gain de 6% par rapport aux trois premiers mois de 2019.

Le groupe a notamment profité durant ce trimestre « de très bonnes performances » dans l'ensemble des métiers de sa banque de financement et d'investissement, où sont notamment logées les activités de marché ou de conseil aux grandes entreprises. Les recettes y ont ainsi bondi de plus de 24% sur un an.

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Bonne tenue de la banque de détail

Ailleurs, l'activité a légèrement progressé au sein de « domestic markets », qui réunit entre autres les activités de détail en France, Italie et Belgique, portée par l'augmentation des commissions financières dans les réseaux et « la forte croissance » de ses branches de financement automobile et de services autour de l'épargne.

Le pôle « international financial services » (gestion d'actifs, assurance-vie, crédit consommation et la filiale américaine BancWest) a en revanche enregistré une légère érosion de ses recettes, liée à une appréciation pénalisante de l'euro et un ralentissement du crédit consommation en lien avec la crise sanitaire.

Hors effets de change, l'activité du pôle ressort toutefois en hausse, à la faveur d'une « forte progression » dans l'assurance, la gestion d'actif ou BancWest.