Des hausses « très modérées » en 2021. C'est le constat dressé ce mercredi par l'OTB dans son rapport annuel publié chaque année sur les tendances des tarifs pratiqués par les banques. Cet observatoire émane d'une instance, le Comité consultatif du secteur financier (CCSF), où siègent à parité des représentants des établissements financiers et des clients, des parlementaires et des représentants syndicaux.
Les 8 hausses constatées entre le 31 décembre 2020 et le 5 janvier 2021 séchelonnent pour lessentiel entre 0,29% et 1,53 (entre 1 et 40 centimes). Voici le détail pour les 6 premières.
- cotisation à une offre dassurance perte ou vol des moyens de paiement : 0,29% (+ 7 centimes),
- fourniture dune carte de débit (carte de paiement internationale à débit différé) : 0,56% (+ 23 centimes),
- fourniture dune carte de débit (carte de paiement internationale à débit immédiat) : 0,99% (+ 40 centimes),
- retrait despèces (cas de retrait en euros dans la zone euro à un distributeur automatique dun autre établissement avec une carte de paiement internationale) 1er retrait payant : 1,01% (+ 1 centime),
- virement (cas dun virement occasionnel) en agence : 1,25% (+ 5 centimes),
- tenue de compte (actif) : 1,53% (+ 32 centimes).
Deux tarifs augmentent plus fortement. C'est le cas de la fourniture dune carte de débit (carte de paiement à autorisation systématique) : 3,14% (+ 92 centimes). Cette évolution est liée au « lancement par 26 établissements dune nouvelle génération de carte à autorisation systématique, la carte à contrôle de solde quasi-systématique, qui offre davantage de possibilités et la rend désormais utilisable dans différents automates (péages, pompe à essence etc.). Le lancement de cette nouvelle offre sest généralement accompagné dune augmentation de la cotisation annuelle et constitue la principale cause de laugmentation de la cotisation moyenne de ce type de carte entre le 31 décembre 2020 et le 5 janvier 2021. Hors de ce nouveau produit, la hausse est de 0,28% », explique le rapport.
Quant à l'abonnement à des produits offrant des alertes sur la situation du compte par sms, il voit son coût unitaire bondir de 12% (+ 3 centimes). « Cela sexplique pour lessentiel par labandon de cette facturation par 12 établissements, appartenant au même groupe mutualiste, au profit dune facturation forfaitaire. Un seul établissement régional a augmenté son tarif à hauteur de 3,70% (soit 0,01 euro) et aucun établissement na appliqué de baisses », indique le rapport.
A l'inverse, cette année, deux tarifs baissent : l'abonnement à des services de banque en ligne (-1 centime), et la souscription d'alertes par SMS sur la situation du compte (-35 centimes). Les virements par internet et les prélèvements SEPA restent gratuits.
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« Un recul inacceptable de la lisibilité » des tarifs
Au-delà des tarifs, des associations de consommateurs ont critiqué « un recul inacceptable de la lisibilité » l'an dernier. Jusqu'en 2019, les banques publiaient sur leurs sites web un résumé des prix des principales opérations au sein d'un document appelé « extrait standard des tarifs », ou EST. Il était ainsi possible de comparer les mêmes opérations et de faire jouer la concurrence. Or, depuis l'année dernière, « un consommateur sur cinq n'a plus accès à l'EST », ont regretté les associations, dont l'UFC-Que Choisir, dans un communiqué.
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Certaines banques l'ont en effet remplacé par un autre document d'information, le « document d'information tarifaire », ou DIT, rendu obligatoire par une directive européenne. « Certains établissements conservent l'EST dans les plaquettes tarifaires, d'autres considèrent que c'est redondant avec le DIT » a expliqué de son côté la Fédération bancaire française.
Les associations ont estimé que ce nouveau document n'était pas « assez standardisé dans sa présentation en affichant des packages incomparables ». Elles demandent aux pouvoirs publics d'imposer une présentation identique pour toutes les banques.




















