Deux Français sur 3 tiennent à conserver un conseiller bancaire personnalisé, selon un récent sondage. Certains sont prêts, en revanche, à expérimenter autre chose que la relation traditionnelle en agence.

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Souvent critiqués, parfois même vilipendés, le conseiller personnel reste pourtant central dans la relation que les Français entretiennent avec leur banque. Le cabinet Sia Partners (1) leur a demandé s’ils seraient prêts à le troquer contre un conseiller virtuel, donc par une intelligence artificielle : 65% répondent fermement non, contre 14% qui s’affirment ouverts à cette perspective. Le grand saut vers le numérique des usages bancaires n’est pas pour demain : la disponibilité du conseiller (cité par 43% des sondés) et la proximité d’une agence (42%) restent les deux principales attentes vis-à-vis de sa banque principale, devant le bon fonctionnement du site web et de l’appli (40%), une tarification avantageuse (40%) ou même la compétence du conseiller (40%).

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Certains Français semblent néanmoins prêts à faire évoluer leurs habitudes. Notamment à renoncer à l’agence traditionnelle du coin de la rue. 15% des répondants trouvent intéressante l’idée d’agences multi-marques regroupant plusieurs banques, comme cela se fait déjà en Grande-Bretagne, tandis 14% sont ouverts à l’idée d’un conseiller itinérant, sans agence physique. Un conseiller qui pourrait d’ailleurs ne plus être un salarié de sa banque, mais un indépendant : 21% des sondés sont partants pour cette idée, déjà expérimentée par la Caisse d’Epargne. La même proportion aimerait aussi avoir la possibilité de noter leur conseiller après échange. Enfin, 13% des répondants ne sont pas fermés à l’idée de payer selon le service apporté. Une piste, là encore, déjà explorée, notamment par BNP Paribas.

(1) « Quelles sont les attentes des Français vis-à-vis de leur banque ? », étude conduite par Sia Partners, du 16 au 31 décembre 2020, auprès d’un échantillon de 1 056 répondants représentatif de la population française sur 2 critères : le genre et l’âge.