Le groupe BPCE, qui réunit Banques populaires et Caisses d'épargne, a vu son bénéfice net légèrement baisser au troisième trimestre face à des difficultés persistantes dans la banque de détail, mais reste soutenu par la bonne dynamique de sa filiale cotée Natixis.

Entre juillet et septembre, BPCE a enregistré un bénéfice net part du groupe de 931 millions d'euros, soit un repli de 2,5% par rapport aux 955 millions qu'il avait annoncés un an plus tôt, fait savoir le groupe dans un communiqué publié mardi. Les recettes trimestrielles du groupe s'inscrivent également en petite baisse avec un produit net bancaire, équivalent du chiffre d'affaires, de 5,7 milliards d'euros, contre 5,8 milliards annoncés un an plus tôt.

Banque de détail : des recettes en baisse de 3% sur un an

BPCE pâtit d'un contexte qui reste difficile dans la banque de détail, part nettement majoritaire de ses activités. Cette branche signe un repli trimestriel de 3,1% de ses recettes sur un an. Les activités dans ce secteur continuent à peiner « dans un contexte de taux d'intérêt historiquement bas », explique BPCE, cette situation compliquant la tâche de faire fructifier l'argent des déposants et incitant les emprunteurs à renégocier plus favorablement leurs crédits.

Dans le détail, les chiffres trimestriels des réseaux Banque Populaire et Caisse d'Epargne sont contrastés : le premier observe une hausse de 1,2% de son produit net sur un an, et le second une baisse de 4,6%.

Natixis affiche des performances dynamiques

Comme au précédent trimestre, BPCE bénéficie en revanche de performances dynamiques de sa filiale cotée Natixis, centrée sur la banque d'investissement et de financement, malgré un contexte peu porteur sur les marchés. Natixis a vu son bénéfice net trimestriel bondir de 29% sur un an à 383 millions d'euros, bien au dessus des 334 millions attendus par les analystes selon un consensus compilé par le fournisseur de données Factset.

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Le produit net de la filiale a, lui aussi, progressé, à 2,2 milliards d'euros, là encore faisant mieux que les 2,1 milliards attendus par les analystes. Les recettes ont baissé dans la branche dite de grande clientèle, marquées par la faible volatilité des marchés.

Mais elles ont bondi dans l'épargne : à la fois dans la gestion d'actifs, grâce entre autres à une amélioration des marges en Europe et aux Etats-Unis, et dans la division d'assurance qui a profité d'une bonne dynamique dans les métiers vie comme dommages.