Mastercard, en association avec le département informatique de l'Université d'Oxford, en Grande-Bretagne, a récemment sondé les consommateurs et les banques sur lusage de la biométrie mobile dans les paiements et les services financiers. Le résultat est quasi-unanime : les premiers préfèrent à 93% la biométrie aux mots de passe.
Quant aux secondes, 92% dentre elles déclarent vouloir adopter la technologie biométrique. Elles sont toutefois freinées par le manque dexpérience de certains de leurs cadres : seuls 36% des décisionnaires impliqués dans la mise en uvre de la biométrie mobile expliquent quils ont lexpérience requise pour proposer une expérience convenable. Autre frein, cette fois côté consommateur : léquipement en mobiles compatibles. Toutefois, selon Mastercard, les ventes mondiales de smartphones devraient exploser et atteindre 400 milliards de dollars dès 2018.
« Vers un avenir sans mot de passe »
A lâge du mobile, lenjeu de la biométrie est central : lusage des empreintes digitales ou de liris pour sauthentifier doit en effet permettre daméliorer laccès et la sécurité du consommateur lorsquil accède à ses services financiers. « La biométrie mobile efficace [donnent] aux individus le pouvoir d'accéder instantanément à leurs informations financières ou de procéder à un paiement », développe Ajay Bhalla, en charge des risques et de la sécurité chez Mastercard, dans un communiqué. « Ils sont le moteur de cette tendance vers un avenir sans mot de passe où l'identité numérique concerne tout ce que nous sommes, et non plus ce que nous savons. »
En France, les paiements mobiles biométriques sont déjà possibles, grâce notamment à Paylib sans contact, la solution interbancaire développée par le groupement français des cartes bancaires. Les utilisateurs diPhone peuvent de leur côté utiliser Apple Pay depuis un an, à condition dêtre clients des quelques banques qui proposent ce service : la Caisse dEpargne, la Banque Populaire, Carrefour Banque et prochainement le Crédit Mutuel Arkéa.

















