Il y a encore de la marge, mais la tendance est là : les Français utilisent de moins en moins le cash, au profit de la carte bancaire (surtout) et des nouveaux moyens de paiement (un peu). Une évolution structurelle qui affecte logiquement lusage des distributeurs automatiques de billets. Selon une étude Opinionway pour Auriga (1), un éditeur de logiciels spécialisé, 29% des Français utilisent moins les DAB que par le passé.
Les usages quils en font restent par ailleurs très classiques : 92% sy rendent pour retirer des billets, 45% pour déposer des chèques et 39% pour consulter leur compte.
Acheter des places de spectacles
Lindustrie du distributeur tente toutefois de se rassurer : ce nest pas lattrait de leurs machines qui est remis en cause mais plutôt leurs limites actuels. Ainsi, près dun quart des Français trouvent les DAB ennuyeux, mais ils sont 95% à être intéressés par lajout de nouveaux services, bancaires (retraits sans carte bancaire, prise de rendez-vous avec un conseiller, visio-conférence, etc.) mais surtout extra-bancaires. 43% des sondés souhaiteraient ainsi pouvoir réserver et imprimer des billets de spectacles ou de rencontres sportives ; 42% pouvoir y payer leurs factures ; 36% y gérer leurs échéances de crédit.
Autre bonne nouvelle pour les fabricants de DAB : la population la plus intéressée par ces nouveaux services est la plus jeune : les 25-34 ans. Cest aussi la plus critique à légard de loffre actuelle, considérée comme « pas sûre » par 45% des sondés.
(1) Etude quantitative réalisée entre le 3 et le 8 mars 2017 auprès de 1.026 individus âgés de 18 à 65 ans, clients dau moins une banque traditionnelle ou en ligne et utilisateurs de distributeurs automatiques de billets. Echantillon issu dun terrain représentatif de la population française sur les critères de sexe, dâge, de CSP, de région, et de taille dagglomération.















