Frédéric Oudéa, président de la Fédération bancaire française, a estimé vendredi que les « banques françaises seront parmi les moins impactées » par les conséquences du Brexit.

« Je ne crois pas que ce soit les banques françaises qui seront les plus impactées dans leurs choix opérationnels » par rapport à d'autres établissements car « elles ont gardé deux pieds à la fois à Paris et à Londres », a renchéri le patron de la Société Générale lors d'une conférence de presse de la Fédération bancaire française.

« Nous sommes prêts à gérer et à nous adapter à ce nouveau cadre institutionnel et nous serons attentifs à ce processus de négociations », a assuré Frédéric Oudéa, soulignant que la préservation d'un « marché unique financier » serait « un élément essentiel ». « Il n'y a pas de raisons pour que nous (banques françaises, ndlr), on se précipite » pour revoir nos implantations, a-t-il poursuivi.

Des conséquences économiques et politiques « significatives »

En revanche, une banque uniquement implantée au Royaume-Uni « ne pourra pas attendre l'issue des négociations » pour déménager des dizaines de milliers d'employés parce que « ce sont des choses qui prennent du temps », a ajouté M. Oudéa, sans évoquer un établissement en particulier.

Selon le président de la FBF, il devrait y avoir « assez rapidement » des décisions « d'un certain nombre d'acteurs », pas seulement du secteur bancaire, « pour rééquilibrer leur présence » au Royaume-Uni. Mais « il faut d'abord se concentrer sur les conséquences économiques et politiques qui seront significatives », a-t-il estimé.

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A titre personnel, le directeur général de la Société Générale s'est dit « très triste de cette décision » même s'il respecte le choix des Britanniques.