Les banques européennes ont à nouveau amélioré leur solidité financière, mais doivent poursuivre leurs efforts pour réduire leurs créances douteuses, selon l'Autorité bancaire européenne (ABE) qui publie mardi une revue détaillée.

Ces données « démontrent une résistance accrue du secteur bancaire de l'Union européenne, avec un renforcement des niveaux de capitaux. Néanmoins, les banques de l'Union européenne (UE) devront continuer à régler le problème des prêts non-performants, qui continuent à peser sur la rentabilité », estime Piers Haben, directeur de la supervision au sein de l'institution cité dans le communiqué.

La revue, menée dans le cadre d'un exercice de transparence, porte sur 105 banques basées dans 21 pays d'Europe qui couvrent 70% du total des actifs bancaires de l'UE, entre fin décembre 2014 et fin juin 2015. Leur solidité financière a notamment été renforcée par des levées de fonds supplémentaires et par la mise de côté des bénéfices, ce qui place les banques en meilleure position pour augmenter leurs prêts à l'économie réelle, souligne l'Autorité basée à Londres.

En moyenne, les prêts non-performants représentent un peu moins de 6% (5,6%) du total des prêts dans les banques passées en revue. Le ratio de fonds propres durs dits « Core Tier 1 » a progressé pour s'établir à 12,8% en moyenne, à fin juin 2015. La rentabilité s'est améliorée en 2015, mais reste faible au regard de ce que le secteur a connu par le passé.

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En termes d'exposition à la dette souveraine, le pays d'origine reste favorisé même si le phénomène diminue graduellement, les banques ayant fait part en juin d'une augmentation de leur détention d'obligations émises par d'autres Etats que le leur, indique l'ABE.