Selon le quotidien économique Les Echos dans son édition de jeudi, le président du directoire du groupe bancaire BPCE, François Pérol a demandé mercredi au conseil de surveillance la reconduction anticipée de son mandat, d'une durée de quatre ans.

L'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée sous Nicolas Sarkozy a été relaxé le 24 septembre par le tribunal correctionnel de Paris, devant lequel il comparaissait pour « prise illégale d'intérêts ». Le parquet, qui avait requis contre lui une peine de deux ans de prison avec sursis et 30.000 euros d'amende ainsi qu'une interdiction définitive d'exercer toute fonction publique, a toutefois fait appel.

Il lui était reproché d'avoir accepté de prendre la tête du groupe issu du mariage entre la Banque populaire et la Caisse d'épargne, alors qu'il avait suivi cette fusion à l'Elysée « en donnant des avis ou en proposant des décisions aux autorités compétentes ».

Ambiance délétère

Désireux de tourner la page, François Pérol « entend se donner les moyens de fixer un cap de moyen terme à la banque, alors que son mandat actuel prendra fin en mai 2017 », assure le journal au sujet de cette demande de renouvellement avant la date prévue. L'article évoque par ailleurs « une ambiance délétère » parmi les participants à la réunion de mercredi, le prochain conseil de surveillance devant normalement se tenir le 4 novembre.

Le mandat de François Pérol à la tête de BPCE avait déjà été prolongé de quatre années par le conseil de surveillance du groupe en novembre 2012, là aussi de manière anticipée alors que l'échéance était fixée au 31 juillet 2013.

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Du 2 mars au 1er août 2009, il avait assuré les fonctions de président du directoire de la Caisse nationale des Caisses d'Epargne et de directeur général de la Banque fédérale des Banques populaires. Il était ensuite devenu le 1er août 2009 président du directoire de BPCE.