BNP Paribas a réussi à dégager un bénéfice net en 2014, à hauteur de 157 millions d'euros, en dépit de la lourde amende infligée par les Etats-Unis à la banque française durant l'été, selon un communiqué publié jeudi.

Pour ne pas avoir respecté des embargos économiques américains, le groupe a dû verser 6,6 milliards d'euros. Après une première provision de 798 millions d'euros en 2013, ce dossier a coûté 6 milliards d'euros de plus l'an passé à la banque.

Les analystes avaient anticipé que BNP Paribas allait achever 2014 sur un bénéfice mais ils s'attendaient à ce qu'il soit trois fois inférieur (50 millions d'euros), selon le consensus de la firme FactSet. Pour parvenir à ce résultat, le groupe bancaire s'est appuyé sur le dynamisme de ses métiers. Au total, son produit net bancaire (PNB, équivalent du chiffre d'affaires) a augmenté de 2% pour s'établir à 39,2 milliards d'euros, lui aussi au-dessus du consensus (38,8 milliards).

« Résultat net de 7 milliards d'euros hors exceptionnels »

BNP Paribas conserve par ailleurs un haut niveau de solvabilité : son ratio de fonds propres « dur » (apports des actionnaires et bénéfices mis en réserve rapportés aux crédits consentis) atteignait 10,3% fin décembre, stable par rapport à la fin 2013.

« Le groupe réalise une bonne performance avec un résultat net de 7 milliards d'euros hors éléments exceptionnels. (...) Les revenus progressent dans tous les pôles opérationnels, la bonne dynamique commerciale témoignant de la confiance des clients institutionnels, entreprises et particuliers », s'est félicité le directeur général Jean-Laurent Bonnafé, cité dans le communiqué.

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Sur le seul quatrième trimestre, le résultat net a atteint 1,3 milliard d'euros, largement supérieur à celui du quatrième trimestre 2013 (110 millions), mais il avait à l'époque été plombé par la première provision passée en vue de l'amende américaine.