Société Générale n'aura pas à séparer les fonctions de président et de directeur général avant 2015, soit à la fin du mandat de son actuel PDG Frédéric Oudéa, le régulateur bancaire lui ayant accordé un délai.

« Nous avons demandé à l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) le maintien de cette organisation et celle-ci a conclu positivement jusqu'à la fin du mandat en cours de Frédéric Oudéa, soit à l'assemblée générale de 2015 », a indiqué Anthony Wyand, vice-président du conseil d'administration, mardi lors de l'assemblée générale de la banque. « Nous aurons donc à débattre de ce sujet l'an prochain », a-t-il poursuivi.

La réglementation européenne prévoit une scission

L'ACPR a publié fin janvier une position indiquant que « le cumul des fonctions de président du conseil d'administration et de directeur général n'est désormais plus possible pour les établissements de crédit », « sauf si elle l'approuve sur la base des justifications apportées ».

Cette position suit les dispositions de la directive européenne, dite CRD IV, entrée en vigueur le 1er janvier.

Consultés pour la première fois sur le niveau de rémunération de Frédéric Oudéa, suivant les principes du « Say on Pay », les actionnaires ont validé à plus de 94% son augmentation de salaire pour 2013 (+18% de hausse sur la rémunération variable, à 1,4 million d'euros).

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L'assemblée génarale a également entériné la nomination de Lorenzo Bini Smaghi en tant qu'administrateur indépendant pour 4 ans. Cet ancien membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE) devrait permettre d'apporter à la banque un éclairage essentiel au moment où se met en place l'union bancaire, a estimé M. Wyand.