Une étude du cabinet InovenAltenor confirme que le développement des réseaux sociaux, du paiement sans contact et de l'utilisation des smartphones sont à l'origine de la plupart des innovations mondiales dans les services financiers.

Parmi les exemples d'utilisation des réseaux sociaux, l'étude annuelle du cabinet InovenAltenor cite le cas de Lenddo, une plateforme américaine de micro-crédit qui définit la solvabilité de l'emprunteur en analysant ses interactions sur les réseaux et le profil de ses contacts. Orienté vers les pays émergents, Lenddo est déjà opérationnel en Colombie et aux Philippines. L'approche est assez similaire chez zestfinance, établissement américain indépendant de crédit à la consommation qui définit le profil d'un emprunteur en s'appuyant sur l'ensemble des données en circulation sur internet (« Big Data »).

Le principe de valorisation du cercle social a aussi été retenu par l'allemand friendsurance, qui propose un système d'assurance dommage à double niveau. En cas de sinistre, le « réseau d'assurance », constitué préalablement par l'assuré avec d'autres personnes « amies » (au sens d'un réseau social), assume l'indemnisation jusqu'à un plafond, également prédéfini. Au-delà, c'est un assureur traditionnel qui couvre le coût supplémentaire. « A partir du moment où ce sont des gens que l'on connaît qui payent le sinistre, on va faire attention », a expliqué Thierry Dinard, directeur associé d'InovenAlténor, lors d'une conférence de presse.

QR codes sur les additions

L'autre grande tendance est liée au paiement mobile et sans contact, dont le déploiement à grande échelle, annoncé depuis dix ans, est en passe de se produire, selon Thierry Dinard, pour qui « 2013, c'est la fin de la science-fiction ».

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Que ce soit en matière de paiement sans contact ou de paiment mobile, les initiatives se multiplient mais le marché est encore très atomisé, loin de ce qui existe pour les cartes bancaires, avec un paysage normé et deux grands opérateurs (Visa et Mastercard). Parmi les acteurs émergents, l'étude pointe notamment le luxembourgeois FlashiZ, qui permet de régler un achat ou une addition en « flashant » un code-barre en deux dimensions (QR code), imprimé par le commerçant ou le restaurateur sur un ticket et présenté au client.