Selon son PDG, Frédéric Oudéa, la Société Générale a lancé une enquête interne mais n'a reçu à ce jour aucun grief des régulateurs.

« Nous avons lancé une enquête interne à la suite des révélations qui ont été faites dans la presse. Et nous allons voir des centaines de milliers de documents et de conversations téléphoniques pour faire le point », a déclaré Frédéric Oudéa lors de la conférence de présentation des résultats de son groupe. « Nous avions fait l'objet de demandes de la part d'un certain nombre de régulateurs. (...) A date, nous n'avons pas reçu de notification de grief de ces régulateurs ».

Le taux interbancaire Libor, utilisé sur le marché londonien et établi par un panel de 18 banques, est actuellement l'objet d'un scandale retentissant, après la mise au jour de manipulations effectuées par la banque britannique Barclays entre 2005 et 2009. Cell-ci a déjà annoncé qu'elle allait verser 360 millions d'euros pour mettre fin à des enquêtes des régulateurs britanniques et américains.

Contactée mais pas inquiétée

Société Générale avait indiqué dans son « document de référence 2012 » avoir été contactée par les autorités de la concurrence européennes et américaines dans le cadre d'enquêtes sur des soupçons de cartel concernant certains taux interbancaires. Cela s'inscrivait dans le cadre d'enquêtes sur la fixation des taux Libor et Euribor, ainsi que « sur des opérations de dérivés indexés sur ces mêmes taux », précisait le document.

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Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, avait pour sa part signalé mi-juillet qu'aucun reproche n'avait été adressé par les autorités aux banques françaises qui font partie des panels permettant la fixation du Libor.