La banque Société Générale a annoncé jeudi un bénéfice net 2011 de 2,38 milliards d'euros, en chute de 39% du fait notamment de la baisse des résultats de sa banque de financement et d'investissement. Un résultat inférieur aux attentes des analystes, qui tablaient sur un bénéfice de 2,72 milliards.

Au quatrième trimestre, le résultat net de la banque rouge et noire tombe à 100 millions d'euros, une chute de près de 87% qui s'explique notamment par les mauvaises performances de la banque de financement et d'investissement. Affectée par la situation très dégradée sur les marchés financiers en fin d'année, elle enregistre une perte de 482 millions d'euros sur les trois derniers mois de l'année.

« Le groupe a donné la priorité au renforcement de son capital, à la réduction de son bilan et à la gestion prudente de ses positions », explique-t-on dans un communiqué. Conformément à ce qu'il avait annoncé en novembre, il ne versera pas de dividende à ses actionnaires au titre de 2011 afin de consolider ses fonds propres.

Ratio de fonds propres atteint

Comme BNP Paribas, il a d'ailleurs annoncé avoir déjà atteint le seuil de 9% de ratio de fonds propres « durs » (capital et bénéfices mis en réserve rapportés aux crédits accordés) exigé par le régulateur européen (EBA) d'ici fin juin. Le groupe se dit aussi « confiant » sur sa capacité à atteindre un ratio de 9% suivant les critères dites de Bâle III, plus exigeants, d'ici fin 2013.

Société Générale a passé une provision supplémentaire sur la dette souveraine grecque qu'il détient, de 162 millions au quatrième trimestre (890 millions sur l'année). Il a appliqué une décote de 75%, soit au-delà des 70% environ de perte prévue par le plan d'échange de dette conclu entre la Grèce et ses créanciers privés.

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L'établissement de la Défense a fait face à plusieurs éléments qui ont pesé sur son résultat, comme la vente d'actifs à risques gérés en extinction, la réévaluation de ses portefeuilles et des cessions d'actifs. La restructuration engagée, notamment dans sa BFI avec des suppressions de postes déjà annoncées, s'est traduite par une charge de 176 millions d'euros.