BNP Paribas a annoncé mercredi un bénéfice net 2011 de 6,05 milliards d'euros, en baisse de 22% sur un an. Le repli est relativement limité, compte tenu de provisions de 3,2 milliards liées à la Grèce et du fonctionnement erratique des marchés en fin d'année.

Le résultat est en ligne avec le consensus d'analystes réalisé par l'agence Bloomberg. Selon un communiqué, le conseil d'administration va proposer à l'assemblée générale le versement d'un dividende de 1,20 euro par action, ce qui représente 25% du bénéfice par action. Contrairement à ses deux grands concurrents français cotés, Société Générale et Crédit Agricole, qui ne rémunèreront pas leurs actionnaires au titre de 2011, BNP Paribas avait en effet fait état de sa volonté de maintenir un dividende, malgré les nouvelles contraintes de renforcement des fonds propres.

Les ratios de fonds propres déja atteints

Le régulateur européen (EBA) a ainsi fixé un seuil minimum de 9% de ratio de fonds propres « durs » (capital et bénéfices mis en réserve rapportés aux crédits accordés) à satisfaire dès fin juin. Bien que conservant un dividende, BNP Paribas annonce avoir atteint un ratio de 9,2% fin 2011 et satisfaire d'ores et déjà aux exigences de l'EBA. La banque confirme, en outre, son objectif d'un ratio de 9% fin 2012 selon les critères du nouveau cadre réglementaire dit Bâle III, beaucoup exigeant que la règlementation actuelle.

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Au quatrième trimestre, dans un contexte de marché extrêmement tendu, BNP Paribas a réussi à limiter la casse et affiche un bénéfice net de 765 millions d'euros (-50%), avec un pôle banque de financement et d'investissement à l'équilibre (6 millions d'euros de bénéfice avant impôt). Sur les trois derniers mois de 2011, elle a ajouté 567 millions d'euros de provisions pour son exposition à la Grèce. Ses titres de dette grecque sont désormais provisionnés à 75%, soit au-delà des 70% environ de perte prévue par le plan d'échange de dette conclu entre la Grèce et ses créanciers privés.