Le groupe bancaire français BNP Paribas a annoncé mercredi un bénéfice net de 2,61 milliards d'euros au premier trimestre, en hausse de 14,6% par rapport à la même période de 2010, grâce aux performances des banques de détail et d'investissement et la forte baisse du coût du risque.

Le bénéfice net du groupe se situe bien au-dessus du consensus d'analystes qui l'établissait à 2,17 milliards d'euros, selon les experts du cabinet Keefe, Bruyette & Woods.

BNP Paribas se félicite, dans un communiqué, d'une « très bonne performance » et d'un dynamisme soutenu dans tous ses domaines d'activité. La croissance des volumes s'est affirmée au sein de ses réseaux en Belgique, en France, en Italie et au Luxembourg où, au total, les dépôts ont crû de 8,5% et les crédits de 3,9% par rapport au premier trimestre 2010. Le produit net bancaire du groupe s'établit à 11,6 milliards d'euros, en hausse de 1,3% par rapport « au niveau élevé » du premier trimestre 2010, alors « marqué par une performance exceptionnelle dans les activités de marchés de capitaux ».

Progression des crédits aux ménages

En France, les encours de crédit progressent de 3,5% par rapport au premier trimestre 2010, tirés par les crédits aux personnes (+8,4%) et immobiliers aux ménages (+9,3%), dont la demande reste soutenue, et les crédits aux TPE-PME (+4,2%). Les encours de dépôts progressent de 10,8% grâce à une hausse dans l'ensemble des rubriques, notamment celle des dépôts à vue (+9,1%).

La banque de détail en Belgique et Luxembourg, BeLux Retail Banking, connaît une collecte d'épargne dynamique avec la croissance des dépôts (+10,9%) qui évolue favorablement « au détriment des dépôts à terme », et la progression des actifs sous gestion de la banque privée (+8,5%). Les encours de crédit (+4,6) sont tirés par la forte progression des crédits immobiliers (+14,7%).

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Le coût du risque global a bénéficié d'une baisse significative de 919 millions d'euros, soit -31,3% par rapport à la même période de l'an dernier. Selon BNP Paribas, il « poursuit sa décrue dans une conjoncture économique mondiale améliorée ». Il est en baisse de respectivement 418 millions d'euros et 243 millions d'euros par rapport aux premier et quatrième trimestres de l'année 2010. Les encours douteux, à 34,1 milliards d'euros, diminuent de 1,5 milliard d'euros par rapport au 31 décembre 2010.

Les revenus de la banque d'affaires et d'investissements (CIB) s'élèvent à 3,46 milliards d'euros, « en baisse limitée » de 8,6% par rapport au premier trimestre 2010 en raison, selon le groupe, de « la bonne tenue de l'activité » dans les métiers de financement (+6,8%). Les revenus des marchés de capitaux ont eux accusé une baisse significative (-14,5%) par rapport « à un niveau exceptionnellement élevé » au premier trimestre 2010.