Réactions des banques à l'annonce lundi d'une amende de 384 millions d'euros infligée par l'Autorité de la concurrence, qui leur reproche de s'être entendu pour facturer arbitrairement et indûment le traitement des chèques, au détriment de leurs clients.

Banque de France

« La mise en oeuvre de la dématérialisation des chèques a participé à l'accroissement de la sécurité pour les usagers et pour le système bancaire dans son ensemble ». « Le développement de moyens de paiement innovants et plus sûrs ne peut être assuré que si l'économie du système est préservée et que la viabilité d'une innovation repose sur un financement adapté des investissements mis en place ».

Fédération bancaire française (FBF)

« Le dispositif visé avait été mis en place sous l'égide des pouvoirs publics et de la Banque de France pour assurer la modernisation du traitement des paiements par chèque ». « Le mécanisme de rémunération défini pour cette opération spécifique n'avait pas soulevé d'objection à l'époque ; il était transitoire et il a été abandonné en 2007 ».

Crédit Agricole

L'établissement « déplore la décision de l'Autorité de la Concurrence ». « Supprimées depuis 2007, (les commissions, ndlr) avaient permis la réussite d'une réforme fondamentale pour la sécurité du chèque et la lutte contre la fraude et donc pour la pérennité de ce moyen de paiement gratuit auxquel les Français sont légitimement attachés ».

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BNP Paribas

« Cela a été mis en place de manière transitoire et en toute transparence. Ces commissions étaient indispensables pour réaliser la réforme qui a contribué à la modernisation et la sécurisation du traitement des paiements par chèque. »