Pour le Crédit Agricole Ile-de-France (CA-IDF), la crise est loin d'être finie, et les secteurs économiques et financiers se trouvent toujours "dans la phase dangereuse", a déclaré mardi Pascal Célérier, son directeur général.

"Non, la crise n'est pas derrière nous, et le pic des risques n'est pas dépassé", a ajouté M. Célérier, au cours de la conférence de presse sur les résultats 2009 de la plus importante entité régionale du Crédit Agricole.

Plusieurs indicateurs économiques ont été avancés par M. Célérier pour expliquer son point de vue : le taux d'utilisation des capacités de production, toujours très inférieur à celui de fin 2007, les dépenses d'investissements stagnantes et un taux de chômage sans doute supérieur à 10% en 2010.

L'indicateur du fret maritime, qui mesure l'activité du commerce international, reste aussi encore très faible.

Sur le plan immobilier, le patron du CA-IDF, estime que le "véritable redémarrage doit passer par une baisse des prix encore plus franche".

Enfin, le CA-IDF table sur une poursuite en 2010 de la hausse des défaillances d'entreprises en 2010, qui ont fortement progressé fin 2009 dans la région Rhône-Alpes et en Alsace, selon les chiffres publiés par la société Altares.

Concernant l'activité du CA-IDF en 2009, le résultat net part du groupe a augmenté de 4,4% à 259 millions d'euros, et le produit net bancaire de 2,9% à 878 millions d'euros.

L'encours de collecte a augmenté de 5,8% à 44,2 milliards d'euros, alors que l'encours de crédits a reculé de -3,2% à 26,4 milliards d'euros.

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La banque présente un ratio de solvabilité de 15,6%.

Pour 2010, M. Célérier prévoit une hausse de 6% de l'encours de collecte, et de 7% à 8% de l'encours de crédits.

Enfin, le produit net bancaire devrait progresser de 5%.