« Cette évolution est principalement liée à la progression des frais de tenue de compte et des cartes bancaires, qui constituent les principaux postes de dépenses récurrentes », écrivent les auteurs de l'étude.
Les frais de tenue de compte, socle indispensable du service bancaire, augmentent de plus de 6% à 24,64 euros par an, après une augmentation de 8% en 2025. Les tarifs des cartes bancaires augmentent, eux, de plus de 2% « quel que soit le type de carte », souligne la CLCV. Ces pourcentages dépassent largement l'inflation, mesurée à 0,8% sur un an en décembre par l'Insee.
Les retraits aux distributeurs automatiques d'une banque qui n'est pas la sienne deviennent également plus onéreux, de quoi restreindre un peu plus l'accès aux espèces. Les clients enregistrant des incidents de paiement se verront davantage facturés, avec des tarifs en hausse pour les lettres d'information pour compte débiteur par exemple.
+2,98% pour les « petits consommateurs »
Dans le détail, les « petits consommateurs », disposant d'un ensemble de services de base paieront cette année 71,71 euros en moyenne (+2,98%) et les consommateurs « moyens » (un couple avec deux cartes disposant d'une assurance perte et vol) paieront 135,47 euros (+3,77%).
Les « gros consommateurs » au sens de la CLCV (deux titulaires « haut de gamme » avec une carte Gold ou Premier et effectuant de nombreux retraits) verront leur facture augmenter de 3,04%, à 221,16 euros.
La CLCV a épluché les grilles tarifaires en vigueur au 1er février 2026 au sein d'une centaine d'établissements. Selon elle, certaines caisses du Crédit Agricole sont compétitives sur l'ensemble des segments du marché quand le LCL l'est pour les petits consommateurs et le Crédit Coopératif pour les profils plus fortunés.
Le réseau de banque de détail de la Société Générale figure à l'inverse parmi les banques les plus chères sur l'ensemble des profils comme, dans une moindre mesure, certaines Banques populaires. « Se tourner vers la banque en ligne peut constituer une alternative intéressante à condition d'être attentif aux éventuelles conditions », conseille la CLCV.
Le Comité consultatif du secteur financier (CCSF), où siègent notamment les banques elles-mêmes, avait admis en octobre dernier une hausse de 3,1% en moyenne des tarifs bancaires en 2025.





















