AXA Banque prend-elle des libertés avec lengagement pris par les établissements bancaires de ne pas augmenter leurs prix en 2019 ? Cette question peut en effet être soulevée au lendemain de la publication de sa nouvelle brochure tarifaire en vigueur depuis le 3 juin. On peut ainsi y découvrir quune remise de chèque revenant impayée est désormais facturée 15 euros, contre 12 euros auparavant. Mais, ce nest pas uniquement cette ligne tarifaire qui nous amène à nous interroger sur le respect du gel de tarifs, mais quatre autres qui concernent des produits bancaires plus courants.
Une assurance des moyens de paiement plus complète mais 2,25 fois plus chère
En ce début juin, AXA Banque a en effet opéré un lifting de son assurance perte et vol des moyens de paiement. Un lifting à 30 euros tout de même, puisque la banque la fait désormais payer 54 euros par an, pour un seul assuré, contre 24 euros auparavant. La cotisation pour un second titulaire est, elle-aussi, revue à la hausse et passe de 12 à 27 euros annuels.
On comprend que cette forte augmentation fait suite à lajout dune couverture pour le smartphone. Lassurance « vous indemnise en cas de vol caractérisé de votre smartphone et vous rembourse des frais de remplacement de lécran en cas de bris accidentel de celui-ci » peut-on en effet lire dans la brochure dAXA Banque. Mais, il ne sagit pas dune option. Ce faisant, tous les clients ayant souscrit à ce produit, même ceux qui nont pas besoin de cette couverture supplémentaire, vont a priori mettre la main au portefeuille.
Ce constat vaut également pour lassurance dédiée aux achats en ligne. Jusquà présent, se protéger contre leur non-livraison ou leur non-conformité coûtait chaque année 18 euros par carte bancaire. Désormais, ce produit sappelle « Protection des Achats » et est facturé 30 euros par an. Là encore, c'est l'ajout de garanties supplémentaires qui explique la hausse de prix. Par rapport à lancienne version qui nest plus commercialisée, AXA Banque y intègre notamment un service pour faciliter la reprise du bien si celui-ci ne convient finalement plus au client.
Des hausses de tarifs répercutées dans le package
Ces bonds de cotisations ne concernent pas uniquement les clients de la banque ayant souscrit « à la carte » ces assurances. Celles-ci et cest une nouveauté pour la protection des achats sur internet sont intégrées doffice dans loffre groupée de services dAXA Banque. La banque a donc répercuté en partie ces augmentations dans la cotisation de son nouveau package. Baptisé Ogoon, il prend la suite dOligo qui nest plus commercialisé. Concrètement, cette nouvelle formule pour un compte individuel revient à 78 euros par an, contre 66 euros dans le cadre dOligo. En compte joint, le package dAXA Banque est désormais facturé 114 euros, contre 99 euros auparavant.
Outre lajout dassurances supplémentaires, AXA Banque justifie cette augmentation de tarif par la montée en gamme de son application mobile « qui devient un assistant virtuel », précise la communication de lassureur. « LAssistant virtuel propose des messages dinformation et de conseil personnalisés. Ces messages ont pour objectif de fournir aux clients une vision synthétique de lactivité de leur compte, de les aider à garder le contrôle sur la gestion de leur budget, ou encore de les alerter en cas dévènements inhabituels [ ] LAssistant virtuel permet aussi danticiper des situations de découverts. Cest un service prédictif », ajoute-t-elle.
Autre évolution propre au package : la fin du compte courant rémunéré. Suite au lancement d'Ogoon, AXA Banque ne rémunère plus les avoirs déposés sur le compte bancaire. Dans le cadre de la précédente offre groupée, les avoirs pouvaient en effet être rémunérés 0,25% dans la limite de 10 000 euros. Selon AXA Banque, la clientèle ne tenait pas vraiment à ce service. Suite à une enquête interne à lenseigne, près dun client de la banque sur 2 ne connaissait pas ce service. Il était également le moins bien noté par les clients. Et « après échange avec les assurbanquiers, AXA Banque a eu la confirmation que la rémunération du compte nétait pas un facteur décisif dans la souscription du compte ».
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