En France, les banques sapprêtent à plafonner les frais dincidents pour les ménages en difficultés financières. En Grande-Bretagne, le régulateur sattaque lui-aussi aux frais de découverts non autorisés. Dans un communiqué publié le 18 décembre, la FCA (Financial Conduct Authority) a dévoilé une nouvelle série de mesures destinées à limiter leur coût pour les usagers.
Selon les données rassemblées par la FCA, ces frais de découvert ont rapporté aux banques environ 720 millions de livres sterling en 2017. Et la moitié de cette somme a été payée par seulement 1,5% des usagers, ceux dont les difficultés financières sont les plus grandes.
La surfacturation des découverts non autorisés interdite
Pour y remédier, la FCA veut contraindre les banques à lever le pied sur les agios. Une évolution qui passerait d'abord par deux interdictions : celle de facturer des frais fixes - mensuel ou annuel - daccès au découvert, et celle de surfacturer le découvert non autorisé.
Le plan de la FCA met également laccent sur la transparence. Les banques devront ainsi présenter le coût dun découvert autorisé de manière standardisée, sous la forme dun taux annuel, de manière à faciliter la comparaison entre enseignes. Elles devront aussi détailler ce quinclue la commission facturée en cas dincidents de paiement, et sassurer que le coût facturé reste proche du coût réel. Enfin, les banques devront en faire plus pour détecter la clientèle en difficultés financières, et laider à limiter son usage du découvert.
Ces mesures, dans limmédiat, sont proposées à la consultation. La FCA tiendra compte des retours avant de publier les mesures définitives en juin 2019.











