Dans son édition de septembre, 60 millions de consommateurs, la revue de l’Institut national de la consommation (INC), consacre un dossier à la question des frais bancaires. L’occasion de pointer certaines pratiques jugées indécentes en temps de crise.

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« Les ravages de la maltraitance bancaire ordinaire » : 60 millions de consommateurs n’y va pas de main morte lorsqu’il s’agit de dénoncer certaines pratiques des banques de détail. L’origine principale de ce courroux : la tarification, et particulièrement les lignes de frais liées aux incidents de paiement, qui « [aggravent] la situation de leurs clients fragilisés par la crise économique », estime le mensuel. 60 critique ainsi pêle-mêle le niveau des taux de découvert (10% en moyenne pour les dépassements autorisés), la réduction des plafonds d’autorisation, la généralisation des frais de tenue de compte ou encore les commissions d’intervention, dont il regrette que le gouvernement ait légalisé la pratique dans le cadre de sa loi bancaire de juillet 2013.

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Autre catégorie de clients « subissant plus que de raison les foudres des banques », selon 60 : « ceux qui ne génèrent pas assez de chiffres d’affaires », faute notamment de produits d’épargne et de crédits souscrits, et à qui on montre la porte. Une pratique « de moins en moins rare » estime le mensuel, qui note aussi une augmentation des litiges liés à certains dysfonctionnements, comme la disparition de comptes au moment d’un changement de banque.

Retrouvez le numéro de septembre de 60 millions de consommateurs demain mardi 26 août dans les kiosques.