Dans son édition de lundi, le quotidien économique Les Echos s'est penché sur les tarifs bancaires 2010 des principales banques de dépôt françaises. Résultat : des factures en hausse pour les forfaits et les cartes, en baisse pour les incidents de paiement.

La palme de la hausse revient, selon les Echos, à CIC, dont les forfaits (ou packs de produits et services) augmentent nettement, de +8,3% pour le contrat d'entrée de gamme Essentiel à +25% pour l'offre Parcours J, destinée aux jeunes.

Mais le mouvement de hausse est plus large : il concerne également la Société Générale (offre Jazz, entre +2% et +3% selon les cartes) ou BNP-Paribas (Forfait Esprit Libre).

Le prix des cartes de paiements est également orienté à la hausse, à la BRED, à la Société Générale ou encore au Crédit Agricole.

La mobilité freinée par les frais de transfert

Hausse encore des frais de transfert de comptes épargne, PEL, CEL ou PEA, facturés dans le meilleur des cas 45 euros. Ils augmentent à la BRED (+4%) ou à la Caisse d'Epargne Ile-de-France (+1,5%). Les Echos note qu'en dépit des efforts de la commission européenne en faveur de la mobilité, ces frais restent « les freins les plus importants à un changement d'établissement bancaire pour un client actif. »

Les Echos met aussi en évidence quelques baisses de tarifs. Elle concerne pour l'essentiel les frais d'opposition sur les paiements par carte ou sur les prélèvements, qui ne sont plus facturés dans certaines banques, comme le Crédit Agricole, la Banque Postale ou BNP-Paribas.

Mais le quotidien économique rappelle que ses baisses se font à marche forcée, puisqu'elle sont liées « à la nouvelle réglementation de la DGTPE (Direction générale du Trésor et la Politique Economique, NDLR) dans le cadre de la directive sur les services de paiement, entrée en vigueur le 1er novembre. »

Jusqu'à 160 € de prime à l'ouverture grâce à notre comparatif des banques en ligne

Manque de transparence

Plus généralement, Les Echos estime qu'en matière de frais, le marché bancaire français se distingue toujours par son manque de transparence. Au niveau de la terminologie notamment : les termes employés pour décrire ce qui est facturé restent trop différents d'une banque à l'autre pour permettre une réelle comparaison par l'usager.

Le quotidien économique rappelle d'ailleurs que le Comité Consultatif du Secteur Financier (CCSF), qui dépend de la Banque de France, devrait s'attaquer prochainement au problème, en établissant un glossaire des frais bancaires commun à toutes les enseignes.