Dans la série "La Courbe de Laffer n'existe pas, promis, Mélenchon l'a dit", épisode 241856 :
La contribution sur les hauts revenus rapporte.... 5 fois moins que prévu. Vous avez bien lu. 400m€ au lieu de 2 milliards. Et, il s'est passé
exactement ce que Bibi vous annonçait :
Les contribuables visés par cette taxe « ont anticipé leurs versements de dividendes » avant le 31 décembre 2024, dans une stratégie d’évitement de l’impôt, explique-t-on dans l’entourage d’Amélie de Montchalin, sans préciser le montant finalement perçu.
Aux demi habiles qui vont dire "oui mais 400m€ c'est mieux que rien", combien de recettes fiscales a-t-on perdues avec ces absurdités de taxation massive ? Ce qui n'est pas rentré, ce sont aussi les recettes de la flat tax sur les dividendes non versés en 2025, et qui resteront au chaud tant que la fiscalité sera punitive. Ce sont les recettes sur les revenus que ces contribuables n'ont pas réalisés car cela allait être taxé marginalement à 100%. Et toutes les recettes fiscales de ceux qui ont choisi de partir devant la folie fiscale française. Le gain fiscal est, sans l'ombre d'un doute, une perte. En augmentant les impôts, on a creusé le déficit. Une fois de plus.
Alors qu'on a besoin de croissance, on fait le choix de la pénurie, de la désincitation à la croissance, et d'encourager l'exil fiscal. Tout cela est bien résumé par l'économiste à Berkeley Antoine Lévy :
Et
comme le note aussi un fiscaliste [lien réservé abonné], les politiques ont (encore) menti et vous ont pris pour des cons :
Le rendement initialement attendu de 2 milliards d’euros reposait sur un chiffrage « à comportements constants ». Dit autrement, en ne tenant pas compte de l'effet Laffer. Le directeur financier chez moi qui fait un budget en doublant les prix et en considérant qu'il ne va perdre aucun client, il est viré pour présentation insincère. Mais apparemment quand c'est des députés qui truquent ainsi le budget de la France, c'est ok.
Continuons dans le mur, ça va bien se passer. Et quand la réalité sera peut-être rentrée dans les esprits, on se dira, enfin, qu'il faut baisser la dépense sociale et la pression fiscale dans le pays qui est
le dernier pays développé au monde dans le classement de la compétitivité fiscale [lien réservé abonné]...
Pour rappel, la seule raison pour laquelle le déficit est (catastrophique mais) en ligne avec ce qui était prévu, malgré ces effets Laffer, c'est... l'essence. Donc vous.
L'augmentation des recettes fiscales vient avant tout des impôts sur la consommation et en particulier des taxes intérieures sur la consommation d'énergie dont les recettes ont explosé (+147,7%).