Philou75 a dit:
Ça en fait partie, voiture = impôts 😉😎
dragon-666 a dit:
Oui, oui comme d'habitude à gauche, on vise officiellement les "ultra riches" et ça finira comme d'habitude par taper sur ceux qui sont déjà massacrés par les impôts. Tiens au hasard, comme par exemple une augmentation de 1,4 points de la CSG sur le patrimoine pour le budget de la sécu.
Là on aura droit à des choses comme la non-revalorisation du barème de l'impôt sur le revenu...
Vous ne croyez pas si bien dire : vous n'avez pas raté probablement ces titres du jour :
L'amélioration du déficit français se confirme: grâce à des recettes fiscales en hausse de plus de 6%, le déficit du budget de l'État s'est sensiblement réduit en 2025
Pour 2025, la France prévoit un déficit public équivalent à environ 5,4% du PIB, objectif inscrit dans la loi de finances pour 2025 et confirmé par les prévisions gouvernementales (autour de –5,4% du PIB) en baisse par rapport à 2024, où le déficit s’est élevé à 5,8% du PIB selon les premiers résultats de l’Insee (soit environ 169,6 milliards d’euros).
Génial, les hausses d'impôt ont produit leurs effets, non ? Las, pas du tout. Déjà, en fait, se réjouir d'un déficit de 50% des recettes, il fallait le faire (5.4% du PIB c'est environ 50% des recettes du budget de l'Etat). Mais surtout... bah en fait ce sont les vaches à lait habituelles qu'on a traites (analyse ci-dessous à fin sept) :
L'augmentation des recettes fiscales vient avant tout des impôts sur la consommation et en particulier des taxes intérieures sur la consommation d'énergie dont les recettes ont explosé (+147,7%). Sur les 3,8% de progression globale, 1,5% vient de ces taxes.
Passées de 2,5 à 6,2 milliards d'euros, les recettes tirées de ces taxes sont "à relier à la hausse des tarifs appliqués à l'électricité suivant la sortie progressive du bouclier tarifaire [lien réservé abonné], et au gaz naturel", souligne la DGFIP. En effet, le gouvernement avait significativement abaissé les taux de ces taxes pour protéger les ménages de la flambée des prix de l'énergie à partir de 2022. Un dispositif qui a été complètement supprimé cette année.
Donc en gros, ça monte parce qu'on taxe plus ce que les Français n'ont pas le choix que d'acheter : l'énergie. Pire, les recettes de TVA baissent, et l'impôt sur le revenu... augmente pour de mauvaises raisons :
Plus inquiétant en revanche, les recettes de TVA, première rentrée fiscale de l'État, reculent de 1,1% à 103 milliards d'euros. L'illustration de la prudence des Français qui réduisent leurs achats au profit de l'épargne [lien réservé abonné] dans un contexte de crise politique et de tensions géopolitiques.
De leur côté, les recettes nettes de l'impôt sur le revenu progressent de 0,7% au premier semestre, à 58,2 milliards d'euros. "Elles sont portées par le dynamisme du prélèvement à la source et du prélèvement forfaitaire unique (PFU) sur les revenus de capitaux mobiliers (dividendes et intérêts) versés en fin d'année 2024 et taxés au début de l'année 2025", précise l'administration fiscale.
L'activité n'est pas bonne et la TVA ne rentre pas. On le sait depuis des mois.
Mais aussi,
exactement comme annoncé par votre serviteur, le fait de parler fin 2024 de modifier la flat tax et de surtaxer le capital fait que les français ont matérialisé des plus-values tant qu'ils le pouvaient en 2024, pour ne pas avoir à le faire au mauvais moment. Cela a donc créé un effet ponctuel de hausse des recettes fiscales encaissées en 2025 au titre de 2024 ("dernier moment pour matérialiser vos plus-values", etc.). Un effet Laffer comme on dit. Et ça augure malheureusement d'une grosse baisse dans le futur, puisque les épargnants (nous tous ici), sortent des compte titres et retrouvent le confort douillet des assurance-vie & PEA (dans lesquelles on choisit quand déclencher la fiscalité).
Après un pari gagné, soyons joueur et reprenons rendez-vous pour dans un an : je mise une grosse pièce sur une baisse franche des recettes de l'IR, alors que les revenus "pilotables" vont baisser nettement.
Laffer, c'est plus fort que toi.