Le groupe bancaire Crédit Agricole a vu son bénéfice net quasiment doubler au deuxième trimestre, soutenu par une hausse d'activité et de moindres provisions, en dépit d'une baisse de recettes dans la banque de financement et d'investissement.

Le groupe a dégagé au deuxième trimestre un bénéfice net de près de 2,8 milliards d'euros, en hausse de 87% sur un an (1,5 milliard d'euros sur la même période en 2020), selon un communiqué diffusé jeudi. Il a progressé de 53% comparé au deuxième trimestre 2019, soit avant la crise du Covid-19, où il était d'1,8 milliard d'euros.

De janvier à juin 2021, le groupe, qui rassemble les caisses régionales du Crédit Agricole et ses autres activités réunies au sein de sa filiale cotée Crédit Agricole SA, a profité de plus-values comptables exceptionnelles, à hauteur de plus de 400 millions d'euros, liées entre autres à l'acquisition en Italie de la banque Credito Valtellinese (Creval). Mais surtout, à l'instar des autres établissements français, la banque a pleinement profité du rebond économique amorcé depuis la fin 2020, semblant ainsi laisser derrière elle le plus dur de la crise sanitaire.

L'amélioration de la conjoncture s'est traduite par une forte baisse des provisions passées pour faire face à d'éventuels défauts de remboursement de ses clients emprunteurs. Ces provisions ont été divisées par presque trois par rapport au deuxième trimestre 2020.

Son produit net bancaire, équivalent peu ou prou du chiffre d'affaires, a aussi gonflé de près de 15% sur un an à la faveur d'une activité commerciale dynamique et en hausse dans presque tous les métiers du groupe.

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Près de 400 000 nouveaux clients en France

« La conquête est très forte. (...) Au deuxième trimestre 2021, le groupe a conquis 436.000 nouveaux clients en banque de proximité, dont 398.000 clients en France et 38.000 clients en Italie », met en avant Crédit Agricole.

L'activité « a par ailleurs retrouvé le niveau pré-crise, avec notamment une hausse de 15% des réalisations de crédit dans les Caisses régionales et chez LCL (...), et un retour des réalisations de crédit à la consommation et des affaires nouvelles en assurances dommages au niveau pré-crise », ajoute-t-il.

Il a en revanche essuyé une baisse de recettes en banque de grande clientèle en raison principalement d'une volatilité plus faible sur les marchés. Le groupe qualifie cette baisse de « normalisation » par rapport à la situation agitée du deuxième trimestre 2020.