Le groupe bancaire mutualiste BPCE a annoncé mardi le dépôt d'une offre publique visant le solde du capital de sa filiale Natixis, qu'il veut retirer de la Bourse.

Le groupe a décidé d'« acquérir les 29,3% du capital de Natixis qu'il ne détient pas » encore au prix de 4 euros par action, selon un communiqué. Ce faisant, il s'apprête à débourser environ 3,7 milliards d'euros. L'offre publique sera suivie en cas de succès d'un retrait de Natixis de la cote à la Bourse de Paris.

Natixis se trouve ainsi valorisée à près de 13 milliards d'euros. Le prix d'achat représente une prime de 40% sur la moyenne des cours de Bourse des 60 derniers jours et de 16% par rapport au cours de clôture vendredi.

Cette opération intervient à l'issue d'une année chahutée pour Natixis, qui a vu s'effondrer en 2020 son bénéfice net, à 101 millions d'euros contre près de 1,9 milliard en 2019 sous l'effet essentiellement de la crise du Covid-19. « Le groupe BPCE constate que la cotation de Natixis ne lui apporte pas les moyens utiles à son développement alors que les marges de manœuvre stratégiques sont davantage situées au sein du groupe BPCE que dans les marchés », explique la banque. A l'issue de cette opération, « BPCE serait le premier groupe bancaire non coté en Europe », fait valoir le communiqué.

La cotation de Natixis avait été suspendue toute la journée à la Bourse de Paris en amont de cette annonce. Cette filiale réunit les métiers de gestion d'actifs, de banque de grande clientèle, d'assurance et de paiement du groupe BPCE.

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Cette opération s'inscrit dans le cadre plus large d'une vaste réorganisation de la structure du groupe BPCE. Cette réorganisation prévoit notamment que le groupe rachète à Natixis les métiers de l'assurance et du paiement pour les réunir au sein d'une même entité avec ses réseaux de détail Banque Populaire et Caisse d'Épargne, a-t-il aussi annoncé mardi.