Manuel Valls s'est inquiété mercredi à l'Assemblée nationale du projet européen de séparation des activités bancaires, « un objet d'intérêt national et de grande préoccupation », dont le champ d'application serait réduit à trois banques, deux françaises et une allemande.

« C'est un objet d'intérêt national et de grande préoccupation », a assuré le Premier ministre devant les députés. « La proposition de compromis proposée la semaine dernière par plusieurs députés européens réduirait selon toute vraisemblance le champ des banques visées à trois établissements, uniquement français et allemands et ça n'est pas acceptable. »

Deutsche Bank, BNP Paribas et la Société Générale

Société Générale, BNP Paribas et Deutsche Bank seraient les seuls établissements concernés par le projet de séparation des activités bancaires, censé protéger le système financier du risque de faillite des banques « systémiques », celles aux activités les plus importantes. « Il faut contrôler toutes les banques potentiellement porteuses de tels risques et il y en a nettement plus de trois. Pour mémoire, le G20 a identifié dans l'Union européenne une douzaine de banques systémiques. L'objet de réduction des risques ne serait donc pas atteint », a déploré le Premier ministre.

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Le point de tension concerne notamment la possible exclusion du dispositif des banques anglaises et des grandes banques américaines ayant des activités en Europe.