Selon cette étude (1) menée dans 26 pays et dévoilée par léditeur de logiciels Kaspersky Lab, 48% des banques et services de paiement prennent des mesures pour protéger leurs clients des conséquences de la cyberfraude, sans chercher pour autant à empêcher que ces incidents se reproduisent, contre 41% qui font le choix inverse. La solution du cas par cas est « moins coûteuse et plus efficace », estime un petit tiers (29%) des sociétés interrogées.
« Se borner à atténuer les conséquences négatives de fraude revient à tenter de traiter les symptômes dune maladie plutôt que sa cause profonde », commente Ross Hogan, patron de la division prévention de la fraude chez Kaspersky Lab, dans un communiqué. « Les symptômes reviennent et la maladie progresse. » En France, selon des chiffres de lObservatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), 840.000 ménages ont été victimes dun débit frauduleux en 2013, contre 501.000 en 2010.
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Lorsquintervient une fraude sur le compte dun de leurs clients, 36% seulement des établissements cherchent à en comprendre lorigine, en analysant la faille utilisée par les pirates. 38% font le choix dindemniser les pertes subies par les usagers.
Mais lattitude la plus courante, celle de deux tiers des banques et services de paiement (66%), se limlte à essayer de démasquer les auteurs de lattaque. « Chaque année, les cybercriminels inventent des techniques dattaque de plus en plus élaborées et si les banques nappliquent pas des mesures préventives, cela ne fera quaccentuer la fréquence des cyberfraudes et le montant des pertes financières », avertit Russ Hogan.
(1) Enquête « IT Security Risks Survey 2015 », réalisée par Kaspersky Lab et B2B International auprès de 5.000 représentants dentreprises, dont 131 banques et services de paiement.











