Les deux premiers syndicats de la Société Générale, la SNB/CFE-CGC et la CFDT, craignent « forcément » que le plan d'économies de 850 millions d'euros à horizon 2017, annoncé mercredi par la banque, ait une incidence sur les effectifs, du fait de son ampleur et du délai.

C'est « une nécessité de faire des économies » mais il y a « forcément une préoccupation » sur les effectifs, a déclaré à l'AFP Jean-Pierre Clauzel, délégué syndical national SNB/CFE-CGC (premier syndicat). Pour l'instant, « on est dans l'attente de savoir quels vont être les moyens de ces économies ».

« Faire des économies, c'est bien, mais dans quelle mesure ? 850 millions d'euros en deux ans, ça nous paraît un peu surréaliste (...), ça passera forcément par des réductions d'effectifs », a renchéri Mathieu Pué, délégué central CFDT, se disant « assez énervé » d'apprendre la nouvelle par un communiqué de presse de la banque.

« Il y aura probablement des pertes d'emplois » mais « sans licenciements », a estimé pour sa part Colin Pascal, délégué national adjoint de la CFTC (3ème syndicat). Selon lui, ce plan s'inscrit dans une « démarche de continuité » par rapport au précédent plan d'économies. « On va continuer à rationaliser la sous-traitance, les fonctions achats », a-t-il ajouté.

Restructurations ou gains d'échelle ?

Société Générale, qui publiait mercredi ses résultats du 2e trimestre, marqué par un bénéfice net en hausse de 25%, a annoncé un nouveau plan d'économies, visant à « améliorer sa compétitivité » et compenser la hausse des coûts réglementaires, sans préciser s'il aurait un impact sur les effectifs. La question est de savoir si le plan « va être réalisé par des restructurations ou par des gains d'échelle », a ajouté Jean-Pierre Clauzel. Mais cela « paraît très rapide », a-t-il observé. L'attente des détails du plan jusqu'à la rentrée va être « anxiogène » pour les salariés, a estimé le responsable syndical.

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Le précédent plan d'économies de la banque (900 millions d'euros sur trois ans avec environ 1.500 suppressions de postes dans le monde) s'était fait sans départs contraints en raison d'un accord sur l'emploi signé en février 2013, a expliqué Mathieu Pué. Mais « cet accord arrive à échéance à la fin de l'année et on rouvre les négociations en septembre pour le renouveler », d'où la crainte sur les emplois, a-t-il ajouté.