Plus de trois millions de contrats dits « obsèques » à la fin 2013 selon lAutorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), contre 2,5 millions lors du dernier comptage fin 2009. Dans de nombreux cas, lACPR constate que les souscripteurs appréhendent mal les garanties proposées, la faute à des conseils délivrés « parfois incomplets ou ambigus ». Le régulateur souligne que les souscripteurs « nont pas toujours pleinement conscience » que les bénéficiaires peuvent parfois recevoir le capital « bien après les funérailles », que ce contrat dassurance-vie « peut ne pas être rachetable » ou que le capital garanti peut être inférieur aux versements effectués.
Ce nest pas la première fois que lACPR dresse ce constat. Le régulateur des banques et assurances avait déjà rappelé à lordre assureurs, établissements financiers et autres intermédiaires en 2011 sur ce sujet. La nouvelle recommandation, datée du 12 février 2015, remplace donc celle de 2011. Le contenu reste très similaire au texte de 2011, ce qui laisse penser que lACPR souhaite avant tout leur adresser un nouvel avertissement.
Des informations à communiquer clairement aux clients
Les intermédiaires et assureurs doivent attirer lattention des souscripteurs sur plusieurs points, parmi lesquels :
- Le capital décès ne peut être utilisé à des fins étrangères au financement des obsèques.
- Le capital versé aux bénéficiaires peut être insuffisant pour couvrir les frais des funérailles.
- Lexistence ou non dune faculté de rachat dans le contrat concerné.
- « Les conséquences résultant de la survenance du décès hors de la période de garantie ou de la mise en jeu dune clause dexclusion de garantie et limpact des frais sur le montant restitué, le cas échéant, aux ayants-droit. » LACPR ajoute par ailleurs que « lâge de lassuré et/ou la date de survenance du risque assuré peuvent conditionner la mise en jeu de la garantie ».















