Le CCSF sest saisi du sujet de la mobilité bancaire à la demande du ministre de lEconomie, Michel Sapin, et de la secrétaire dEtat à la Consommation, Carole Delga, à la suite de la publication en décembre dernier dun rapport sur la question. Rédigé par lancienne patronne de Boursorama et actuel conseiller à la Cour des Comptes Inès-Claire Mercereau, ce texte rejetait léventualité dun système de portabilité du numéro de compte, à limage de ce qui existe pour les numéros de mobile. Il se montrait aussi défavorable, pour des questions de coût, à un système de redirection automatique des opérations de lancien compte vers le nouveau, à limage cette fois du service de réexpédition de courrier de la Poste.
Lire à ce sujet : Mobilité bancaire : la portabilité du numéro de compte a du plomb dans l'aile
Une amélioration de lexistant
Si lon en croit Les Echos, le CCSF ne devrait pas non plus préconiser la mise en place dun tel système. On sacheminerait plutôt vers une réforme « low cost », explique le quotidien, citant sans le nommer un membre du CCSF. Linstitution - qui rassemble des représentants de lEtat, du secteur financier et des consommateurs - aurait retenu deux options, qui restent à trancher. La première, tirée du rapport de Mme Mercereau, propose dutiliser un système de messagerie interbancaire existant, Sepamail, pour rediriger les opérations de lancien compte vers le nouveau. La seconde, qui « semble avoir le soutien du Trésor et du président du CCSF », écrit Les Echos, « consiste à sécuriser le système actuel de transfert de compte en lautomatisant ».
Actuellement, les banques doivent proposer gratuitement un service daide à la mobilité, qui les contraint notamment à fournir à leurs futurs ex-clients un récapitulatif des virements et prélèvements des treize derniers mois. La banque darrivée sappuie sur ce document pour avertir les débiteurs du changement de domiciliation bancaire. Dans le système envisagé par le CCSF, « le client signerait un mandat et fournirait un RIB à sa nouvelle banque pour quelle aille chercher elle-même les informations nécessaires au transfert dopérations récurrentes », détaille le quotidien économique. Une amélioration de lexistant, donc, plutôt que la réforme espérée par les associations de consommateurs. Ces dernières auraient ainsi demandé à ce que les banques sengagent, en plus, à ne plus prélever de frais en cas dincident lié à un changement de domiciliation bancaire. A suivre.














