« Jhabite en Allemagne, ma banque est en France et mon opérateur de téléphonie mobile allemand prétend ne pas être en mesure de faire de prélèvement auprès dune banque étrangère. Que faire ? » Cette demande, adressée par un Français résidant outre-Rhin au CEC, illustre une série de « réclamations de consommateurs français et européens » reçues par le CEC ces dernières semaines. Ces particuliers rencontrent « des problèmes de paiement avec leur fournisseur (téléphonie, assurance) ou avec un organisme (caisse de retraite) du fait de leur compte bancaire situé dans un autre pays » selon le service presse du CEC.
Un problème dinformation au niveau des entreprises
Or, depuis le 1er août dernier, la norme SEPA est le seul format accepté pour les virements, prélèvements et paiements par carte bancaire dans les 28 pays de lUnion européenne ainsi quen Islande, au Liechtenstein, en Norvège, en Suisse, à Monaco et Saint-Marin. Conséquence : une transaction au niveau européen se fait de la même manière quà lintérieur des frontières hexagonales. Le CEC rappelle aux entreprises quelles ne peuvent désormais plus « refuser des paiements transfrontaliers » dans cette zone « au motif que le compte bancaire du consommateur est situé dans un autre pays ». Seul le chèque, « peu utilisé dans les autres pays européens » comme le rappelle le CEC, nest pas concerné par le SEPA. Le titre interbancaire de paiement (TIP) et le télérèglement devront pour leur part obligatoirement être conformes au format SEPA à compter du 1er février 2016.
Contacté, le CEC souligne que « ces réclamations se résolvent souvent bien et rapidement en informant les professionnels sur les dispositions mises en place ». Cependant, lassociation de consommateurs reconnaît « encore quelques difficultés avec certains professionnels français qui refusent de rembourser par virement des consommateurs européens, préférant envoyer un chèque dont lencaissement coûte cher à létranger ».
Mise en garde sur les frais illégitimes
Par ailleurs, comme l'a fait lUFC-Que choisir il y a quelques mois, le CEC appelle dans son communiqué les consommateurs à la vigilance sur certains tarifs bancaires illégitimes suite à lentrée en vigueur du format SEPA : frais dinformation, frais de révocation de prélèvement national, etc.
Lire à ce propos : Prélèvements SEPA : l'UFC-Que Choisir redoute un « fiasco tarifaire »













