La banque Crédit Agricole SA a dévoilé mercredi une perte nette record de 6,47 milliards d'euros sur son exercice 2012, lesté par une pluie d'éléments exceptionnels déjà déflorés début février. La banque a également annoncé un nouveau plan d'économies de 650 millions d'euros à l'horizon 2016.

C'est le deuxième exercice déficitaire pour l'entité cotée de la banque verte, qui avait déjà affiché une perte nette de 1,47 milliard d'euros en 2011. Sans surprise, le conseil d'administration a décidé de ne pas proposer le versement d'un dividende, ce pour la deuxième année de suite également.

A la différence de 2011, où le groupe dans son ensemble était resté bénéficiaire, l'ensemble de la banque intégrant 100% des caisses régionales est également en perte, à 3,80 milliards d'euros. Sur le seul quatrième trimestre, la perte nette de Crédit Agricole SA atteint 3,98 milliards d'euros, soit plus que le consensus d'analystes établi par l'agence Bloomberg, qui tablait sur 3,69 milliards.

A l'ensemble des éléments exceptionnels est, en effet, venu s'ajouter, début février, le refus de l'administration fiscale de permettre à la banque de déduire la perte constatée sur la cession de sa filiale grecque Emporiki. Cette décision a eu pour effet d'alourdir de 838 millions d'euros l'impact de la cession d'Emporiki, que Crédit Agricole avait chiffré à seulement 706 millions dans la facture de ses exceptionnels. Celle-ci comprenait déjà notamment 2,67 milliards de dépréciations d'écarts d'acquisition (goodwill) et 837 millions liés à la réévaluation de la dette de la banque.

« Nous avons tourné la page et profondément transformé le groupe », a déclaré le directeur général, Jean-Paul Chifflet, lors d'une conférence téléphonique.

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En marge de la publication de ses résultats, Crédit Agricole SA a annoncé mercredi le lancement d'un nouveau plan portant sur l'informatique, les achats et l'immobilier qui doit permettre d'économiser 650 millions d'euros sur l'ensemble du périmètre de la structure cotée. Le communiqué ne précise pas quel pourrait être l'impact éventuel sur l'emploi. En 2012, la banque avait mené un plan d'adaptation qui avait entraîné la suppression d'environ 2.300 postes au sein de ses filiales CA CIB (banque de financement et d'investissement) et CA consumer finance (crédit à la consommation).