Le montant levé sur la première moitié d'année s'élève à 1,25 milliard d'euros, selon l'étude. Il s'agit de la meilleure première moitié d'année, en valeur, depuis 2022. Les trois principales opérations ont été réalisées par l'assureur spécialisé dans la santé Alan, l'éditeur de logiciels de comptabilité Pennylane et la start-up spécialisée dans la finance décentralisée Morpho. Le podium concentre à lui seul les trois quarts des montants levés, selon l'étude.
Le président de l'Observatoire de la fintech Mikaël Ptachek, interrogé par l'AFP, fait le constat d'un « nombre d'opérations qui se réduit à quelques rares privilégiés » sur la première moitié d'année 2026.
Le nombre total d'opérations au premier semestre est tombé à 28, un point bas depuis au moins dix ans, dans le prolongement du deuxième semestre 2025 (26 opérations). « Les investisseurs aujourd'hui sont plus frileux, ils recherchent des sociétés plus matures où le risque est perçu comme plus faible », a souligné auprès de l'AFP le secrétaire général de l'Observatoire de la fintech François Faure.
Les fonds d'investissement spécialisés dans le financement des jeunes entreprises sont plus attentifs à la rentabilité à court terme, selon lui. C'est « une menace, une inquiétude pour la suite parce que les licornes de demain, ce sont les jeunes pousses d'aujourd'hui », a-t-il continué.
Les fintechs ont par ailleurs continué à se manger entre elles, selon l'Observatoire, avec 16 opérations de fusions-acquisitions sur le semestre.
20 fintechs ont mis la clé sous la porte en 2026
Vingt jeunes pousses de la finance ont mis la clé sous la porte depuis janvier, constatent par ailleurs les auteurs de l'étude.
Si aucune fintech n'est entrée en Bourse en France depuis le 1er janvier, les candidats naturels sont la société de services financiers Qonto, Alan, Pennylane et le spécialiste des portefeuilles de cryptomonnaies Ledger, analyse M. Ptachek.
L'écosystème des fintechs compte 560 entreprises en France, employant quelque 40.500 salariés.
















