« Notre prévision, c'est une croissance proche de zéro » (au deuxième trimestre, après déjà -0,1% au premier), a-t-il rappelé, ce qui a entraîné une révision de 0,4 point de la prévision annuelle précédente, à 0,5%, le 16 juin.
Le jour suivant, l'Insee, qui avait semble-t-il eu plus de temps pour intégrer l'annonce d'un accord entre l'Iran et les Etats-Unis survenue le week-end précédent, avait publié ses propres prévisions, envisageant pour sa part un deuxième trimestre à 0,3% pour une croissance annuelle de 0,7%.
« Espérons qu'ils aient raison », a déclaré le gouverneur à Paris, lors de la grande assemblée des Entrepreneurs, le nouveau nom de la CPME.
« On a aujourd'hui le cessez-le-feu, la baisse du prix du pétrole, donc ça c'est plutôt des bonnes nouvelles qui nous orientent plutôt vers un scénario positif que sur un scénario dégradé », a-t-il ajouté.
La Banque de France avait en effet publié trois scénarios alternatifs à son scenario central : un défavorable, un très défavorable et un plus favorable, proche du scénario de base mais avec un rebond plus rapide en 2027, et fondé sur une baisse plus rapide et marquée du prix des hydrocarbures.
M. Moulin a noté aussi que, dans les prévisions de juin arrêtées sur des données de mai, « on était sur un prix du pétrole moyen sur l'année à peu près de 97 dollars, ce qui est au-dessus de ce qu'on vit aujourd'hui ».
Jeudi, les cours du pétrole baissaient encore, retombant à des niveaux qui n'avaient plus été observés depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
A la mi-journée, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, valait 72,64 dollars, et son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, 69,49 dollars.

















