Mission accomplie pour Boursorama Banque. Comme la banque en ligne lanticipait il y a un an tout pile, elle a effectivement atteint en 2019 la barre symbolique des 2 millions de clients. Cette filiale de la Société Générale vise désormais les 3 millions dutilisateurs quelle prévoit de comptabiliser en 2021.
Pour couper court aux remarques de ses détracteurs, Boursorama Banque laffirme : ses 2 millions de clients ne sont pas fantômes. Ils utilisent leur compte. « Leur engagement croissant s'observe dabord avec laugmentation de +39% du nombre de transactions quils réalisent sur leurs comptes courants depuis le début de lannée. Cest même une progression de +51% pour les opérations par carte bancaire à létranger [ ] Au mois daoût, 700 000 paiements mobiles ont été effectués et 100 000 virements instantanés ont été émis », insiste par communiqué la banque.
Boursorama plus fort que Crédit du Nord
Pour mettre en perspective ces chiffres de croissance : Boursorama, qui a lancé son offre de compte courant en 2005, a mis 12 ans pour atteindre le million de clients et, donc, seulement 2 ans de plus pour parvenir aux 2 millions. Résultat, près dun client de banque de détail sur 5 du groupe Société Générale en France détient un compte dans la banque en ligne. Autre élément de comparaison : en termes dutilisateurs, Boursorama pèse donc plus que les 8 enseignes du groupe Crédit du Nord. Ces filiales de la banque rouge et noire comptent 1,84 million de clients particuliers et 200 000 clients professionnels et entreprises.
Par contre, le leader de la banque en ligne en France cherche encore le chemin de la rentabilité. Ce qui ne semble pas poser de problème à son patron Benoît Grisoni. « Notre actionnaire le groupe Société Générale assume depuis 2015 une stratégie dacquisition de clients, ce qui implique dêtre temporairement déficitaire. Nous acceptons donc dêtre en position de ne plus être rentable, en France, car les investissements marketing sont extrêmement significatifs pour attirer de nouveaux clients », expliquait-il dans une interview donnée à MoneyVox.



















