Orange, premier opérateur télécom français, présentait hier jeudi 25 octobre ses résultats trimestriels. Des résultats globalement plutôt satisfaisants, si lon en croit son PDG, Stéphane Richard, se félicitant dans un communiqué de la « bonne dynamique [entretenue] au cours de ce troisième trimestre, avec une hausse du chiffre daffaires de +0,6% ». En France, Orange a notamment gagné 82 000 clients sur mobile et 157 000 clients sur la fibre.
Il y a toutefois une petite ombre au tableau : Orange Bank. Pourtant lancée en grande pompe il y a presquun an, loffre bancaire mobile de lopérateur nest jamais évoquée dans la communication accompagnant la publication des résultats. Selon LAgefi, le premier bilan est remis à plus tard : « Orange Bank devrait donner plus de détails sur sa stratégie et ses chiffres avant la fin de lannée, lors dune conférence prévue à Londres », écrit le magazine financier.
Orange Bank apparaît toutefois dans les comptes financiers. Au 3e trimestre 2018, la contribution du service bancaire à lEBITDA ajusté (1) du groupe est ainsi négatif de 31 millions deuros, ce qui porte à 92 millions ses pertes opérationnelles sur les neuf premiers mois de 2018. Pour mémoire, Orange Bank avait perdu près de 94 millions deuros en 2017.
Changement de stratégie ?
Orange Bank nest évidemment pas la seule banque en ligne à perdre de largent. Cest le cas de la plupart des enseignes de ce marché, encore en phase active de conquêtes client et qui consentent pour cela dimportantes dépenses, notamment marketing. Lampleur de ses pertes interroge toutefois.
De laveu même de son nouveau patron, Paul de Leusse, les résultats dOrange Bank ne seraient en effet pas à la hauteur des espérances, même elle devrait dépasser les 200 000 clients dici la fin de lannée. Pour atteindre les 2 millions de clients dici dix ans, cap confirmé par Orange, la banque devrait faire évoluer sa stratégie, en accentuant notamment leffort sur les réseaux de distribution physiques.
Plus d'infos sur le compte Orange Bank
(1) Bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement, ajusté des effets des principaux litiges, des charges spécifiques de personnel, de la revue du portefeuille de titres et dactivités, des coûts de restructuration et d'intégration

















