Revolut, qui a connu ces dernières années une croissance fulgurante et dispose déjà d'une licence dans l'Union européenne, a obtenu l'agrément du régulateur britannique sectoriel, la PRA, pour « se lancer en tant que banque au Royaume-Uni », a indiqué l'entreprise dans un communiqué.
La néobanque avait reçu en juillet 2024 une autorisation « avec restrictions ». La licence complète « ouvre la voie à une gamme plus large de services à l'avenir » sur le marché britannique, « y compris des prêts et d'autres produits », précise-t-elle. Revolut exerce ses activités en Europe continentale grâce à une licence bancaire lituanienne et compte demander en plus une seconde licence européenne en France, son deuxième marché.
« Une priorité stratégique de longue date »
Cette consécration lui échappait jusqu'ici outre-Manche, où le régulateur pressait notamment l'entreprise d'améliorer ses contrôles internes.
Le processus de migration des comptes des 13 millions de clients au Royaume-Uni vers la nouvelle entité légale devrait durer quelques mois.
« Le lancement de notre banque au Royaume-Uni est une priorité stratégique de longue date », a fait valoir le directeur général Nik Storonsky.
Revolut avait confirmé en novembre avoir atteint une valorisation de 75 milliards de dollars (65 milliards d'euros) à l'issue d'une vente secondaire d'actions, avec la participation du géant américain de puces électroniques Nvidia.
L'entreprise, qui veut rivaliser avec les géants mondiaux du secteur, a plus que doublé son bénéfice net en 2024, à 790 millions de livres (915 millions d'euros), grâce à la croissance du nombre de clients : elle en compte plus de 70 millions. L'entreprise, lancée en 2015, dit en viser 100 millions dans 100 pays.
La croissance fulgurante de Revolut lui a valu des critiques ces dernières années sur sa capacité à se conformer aux réglementations financières, pour lutter contre la fraude ou le blanchiment d'argent notamment.
Le groupe avait indiqué fin septembre qu'il investirait environ 13 milliards de dollars dans le monde au cours des cinq prochaines années, prévoyant de créer 10 000 nouveaux emplois, doublant ainsi son effectif.



















