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Frais bancaires : la mise en place d'un plafonnement généralisé fait débat

Homme utilisant une loupe pour lire une liste de chiffres
© benjaminnolte - stock.adobe.com

Le président de la Fédération bancaire française (FBF) a émis jeudi des réserves sur un plafonnement généralisé des frais bancaires, soulignant le coût du maintien d'un réseau bancaire de proximité, tout en disant le secteur bancaire « prêt au dialogue ».

« Sur les frais [bancaires], on est prêt au dialogue mais, j'insiste, il y a un vrai coût aux services bancaires qu'on offre », a déclaré Frédéric Oudéa, président de la FBF, en conclusion de son audition par les députés de la commission des Finances. « Je suis toujours très surpris que les frais bancaires, les 25 euros avec un conseiller qui est là, qui sache répondre, soient jugés très élevés par rapport à la facture téléphonique que je paie sans m'adresser spécialement à quelqu'un », a-t-il argué.

Interrogé sur la possibilité de plafonner les frais bancaires pour tous -une demande relancée mercredi par les associations de consommateurs CLCV et Unaf- le président de la FBF, organe de lobby des banques françaises, a opposé le coût du maintien d'un réseau bancaire de proximité.

La banque de détail est « en difficulté »

La banque de détail est « aujourd'hui en difficulté », a-t-il déploré, rappelant l'environnement durable de taux bas et négatifs rongeant les revenus, les frais salariaux ainsi que les coûts d'investissement technologique et de formation engagés par le secteur pour sa transformation. En 2018, le secteur bancaire employait 362.800 personnes en France, selon les derniers chiffres de la FBF.

« Est-ce qu'on veut préserver ce service bancaire de proximité ? (...) Ce ne sont pas des machines qui traitent ces clients en difficulté quand il y a un problème (...), ce sont des hommes et des femmes », a-t-il déclaré. « Il y a des pays où c'est beaucoup plus automatique, radical et où il n'y a pas accessoirement toutes ces facilités de découvert », a-t-il assuré, affirmant que la France était, avec l'Espagne, le pays européen ayant la plus forte densité d'agences bancaires.

Selon un rapport de l'agence de notation S&P Global Ratings, la densité d'agences bancaires en France s'élevait à 55 agences pour 100.000 habitants en 2018 contre 33 agences en moyenne en Europe. « La capacité de maintenir ce modèle relationnel passe quand même par des revenus, sinon on n'y arrivera pas et on sera remplacé (...) par Amazon bank », a-t-il affirmé.

Evoquant Boursorama, première banque en ligne en France en matière de clients et filiale de Société Générale, M. Oudéa a estimé que ce modèle ne correspondait « pas à tous les clients ». « Il faut qu'on choisisse collectivement de savoir si on veut plutôt ce type de banque ou encore avoir des banques ancrées dans les territoires », a-t-il résumé.

Voir aussi notre palamrès des banques les moins chères

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Par la rédaction avec AFP

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Commentaires

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Publié le 15 mai 2020 à 10h35 - #1Petit louis
  • Homme
  • Près de l'Atlantique
  • 68 ans

Le patron de la FBF va me faire pleurer.
Et puis ,est-ce une raison pour que son ancienne banque taxe à
7 €(minimum forfaitaire) un découvert de 100 €, un seul jour, sur un trimestre?
Ce qui correspond à un taux nominal de 2555%!!!
Aberrant et inacceptable!

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Publié le 15 mai 2020 à 16h48 - #2TRISTAN93
  • Homme
  • Saint-Denis 93

Bonjour ,
Le problème des frais bancaires ressort sans cesse comme le monstre du Loch Ness. Il faut cesser de faire de la démagogie en disant que tout est gratuit . Aux banques de bien gérer ( distribution des carnets de chèques, autorisation de prélèvements , plafond de découvert humanisé ) . Aux détenteurs de comptes de bien gérer aussi . Certes ce n'est pas facile quand on a des difficultés mais alors on se serre la ceinture . Rappelez-vous naguère les CCP de la Poste qui étaient connus pour ne pas accepter un centime de découvert et personne ne critiquait .Pour avoir connu des difficultés jadis, ce n'est pas simple mais après une période plus ou moins longue ( 1 à 2 ans ) , on rebondit et on doit rebondir car il ne faut pas subir .

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Publié le 15 mai 2020 à 20h03 - #3Petit louis
  • Homme
  • Près de l'Atlantique
  • 68 ans

à Tristan93...mais aussi à F.Vergne.
Propos très justes concernant l'absence de découvert aux ccp ,il y a au moins 40 ans.
Du point de vue de la banque, on peut comprendre que les découverts soient taxés...mais tout doit être dans la mesure!!!
Ce qui est inadmissible, c'est la taxation discriminatoire qui existe entre ceux qui ont de menus découverts occasionnels et ceux qui intègrent leurs découverts et agios à la gestion de leurs comptes.
Pour ces derniers, la banque les taxe au taux de l'usure au grand maximum(soit 21.37% au 1-04-2020).
Pour les distraits, les gens ''juste sur le fil'', et bien d'autres, la banque les taxe par un intérêt confiscatoire( voir l'exemple ci-dessus :2555%,soit 120 fois le taux de l'usure)
C'est proprement scandaleux !!!

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