L'hydrogène énergie du futur

J'avais intitulé cette file : l'hydrogène énergie du futur.
Malheureusement , c'est loin de ce réaliser

En septembre dernier, l’Hydrogen Council dénombrait 1 125 projets dans le monde, pour 680 milliards de dollars d’investissement. . Une aide indispensable pour résoudre l’équation financière : l’hydrogène bas carbone est bien plus cher à produire que l’hydrogène fossile. Mais la hausse des prix de l’énergie a incité de nombreux acteurs à repousser les décisions finales d’investissement, après les déclarations d’intention.

Cette lenteur met à mal nombre d’entreprises qui s’étaient lancées sur le segment de l’hydrogène. Pendant ce temps, la Chine est montée en puissance.
 
Hydrogène, la France redescend sur terre

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Une BMW à hydrogène commercialisée en 2028

BMW estime aujourd’hui que le véhicule électrique à hydrogène peut en fait profiter du rejet persistant, par une bonne partie des automobilistes, du véhicule électrique à batteries, notamment pour des raisons d’autonomie, de temps et de facilité de recharge et de poids des batteries

Le directeur général du programme de développement de la technologie de l’hydrogène, le Dr Jürgen Guldner, a déclaré très récemment à la revue spécialisée Driving Hydrogen [lien réservé abonné]que BMW accélère même ses plans de production de véhicules à pile à combustible. Là première voiture à hydrogène du constructeur allemand doit être mise sur le marché en 2028 et sera probablement basé sur son SUV X5. Jusqu’à présent, BMW n’a jamais produit en série de véhicule à pile à combustible à hydrogène,



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L'hydrogène énergie du futur : mon rêve c'est éteint :
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Hydrogène vert : des ambitions intactes, mais des obstacles persistants


Les promesses autour de l’hydrogène vert restent nombreuses, mais les difficultés, elles, ne cessent de s’accumuler. Dans son dernier rapport, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) revoit à la baisse ses prévisions de développement d’ici à la fin de la décennie.


Certes, la production mondiale d’hydrogène vert a progressé de 10 % entre 2023 et 2024, mais elle ne devrait atteindre le seuil symbolique d’un million de tonnes qu’en 2025, soit moins de 1 % de la demande mondiale.


Selon l’AIE, le secteur est confronté à de multiples obstacles : retards, projets annulés ou suspendus, difficultés financières… En cause, notamment, un contexte économique défavorable. La baisse des prix du gaz naturel, combinée à l’augmentation du coût des électrolyseurs, creuse davantage l’écart de compétitivité avec l’hydrogène gris.


Résultat : plusieurs acteurs majeurs peinent à suivre. McPhy Energy, pourtant pionnière dans le domaine, a dû être sauvée in extremis par le groupe John Cockerill, malgré l’inauguration récente de la première gigafactory d’électrolyseurs en France. Cet été, ArcelorMittal a également annoncé l’abandon de son projet de reconversion d’une aciérie vers l’hydrogène, jugé non rentable.


Le secteur des transports, lui aussi, voit ses ambitions rétrécir. La voiture à hydrogène ne parvient toujours pas à s’imposer face à l’électrique, et les espoirs d’un avion à hydrogène s’amenuisent. Même Airbus a relégué son concept d’aéronef 100 % hydrogène au second plan.
 
c'est plutot une energie du passé : faut 50 kWH pour en produire 1 kg qui produit 30 kWh........hihihhihihihiih
 
hector225 a dit:
c'est plutot une energie du passé : faut 50 kWH pour en produire 1 kg qui produit 30 kWh........hihihhihihihiih
On peut ne pas oublier que lorsque l’énergie est gratuite ( ER comme par exemple la géothermie dans le nord de l’Europe ) et que le CO2 sort des usines , il me semble utile de les faire réagir pour obtenir de l’hydrogène vert que l’on peut stoker .
Mais surtout , l’hydrogène dispose d’un potentiel comme le montre l’une des dernières publications scientifique

Les auteurs estiment que cet élément est tout d’abord inépuisable, et pourrait représenter 30 % de l’énergie dont la planète a besoin.
Cet hydrogène blanc est disponible partout dans le monde à une profondeur de l’ordre de 5000 mètres

Lorsque j’ai découvert cette publication j’aurai du la poster dans cette file
 
J’ai retrouvé l’article sur l’hydrogène naturel

L’hydrogène naturel, produit sous nos pieds par des réactions chimiques dans la croute terrestre, a le potentiel pour être la révolution qui au cours des prochaines décennies pourrait totalement changer l’équation de la transition énergétique.

C’est ce que montre une étude récente publiée par des chercheurs des universités d’Oxford, de Durham et de Toronto. Elle estime que la croute terrestre a généré assez d’hydrogène pour couvrir au moins 170.000 ans de la consommation humaine actuelle de pétrole

Pour lire la suite :

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J’ai ouvert ce sujet parce que je croyais énormément au potentiel de l’hydrogène.
Aujourd’hui, l’hydrogène, en tant que vecteur énergétique, se révèle décevant.
Pour s’en convaincre, il suffit de lire l’article du Figaro daté du 25 octobre.
La Directrice générale de l’Énergie et du Climat ne répond pas aux propositions concernant la synthèse d’hydrogène bleu.
Par ailleurs, à côté du stockage direct de l’hydrogène, il existe un stockage indirect via le méthane (réaction de Sabatier), à partir duquel on peut produire de l’hydrogène bleu à moindre coût que l’hydrogène gris, selon trois méthodes.
Pour conclure, je reviendrai sur mon dernier message concernant le potentiel de l’hydrogène blanc naturel, afin de bien insister sur le point suivant : cet hydrogène n’est pas pour maintenant, comme le précise l’étude de l’Académie des sciences du 9 avril 2024, « L’hydrogène aujourd’hui et demain ».
 
À Paris, le salon Hyvolution, grand-messe annuelle de l’hydrogène bas carbone, a rouvert ses portes ce mardi. Dans les allées, l’optimisme reste de mise. Mais derrière les stands, les mauvaises nouvelles s’accumulent.
Selon des sources concordantes, l’autoproclamé « champion français » de la production d’hydrogène renouvelable Lhyfe prépare un plan de suppression d’emplois portant sur une centaine de postes, soit environ la moitié de ses 196 salariés.
Le projet, annoncé aux équipes en fin d’année, toucherait l’ensemble des métiers, de l’ingénierie aux fonctions support, et s’étendrait à plusieurs pays en Europe.
Bien évidemment cela n'a pas de corrélation avec le fond Hydrogène
 
Enfin une bonne nouvelle .
Dans le bassin minier lorrain, près de Folschviller (Moselle, Grand Est), des chercheurs de l’Université de Lorraine, du CNRS et de La Française de l’Énergie ont mis en évidence depuis 2023 de fortes concentrations d’hydrogène naturel en profondeur, lors de forages initialement destinés à l’exploration du méthane.

À environ 1 100 mètres de profondeur, la concentration mesurée atteignait autour de 15 %. Des modélisations géologiques indiquent qu’à des profondeurs proches de 3 000 mètres, la teneur pourrait dépasser 90 %, ce qui serait exceptionnellement élevé pour un gisement naturel.

Les estimations évoquent un potentiel de plusieurs dizaines de millions de tonnes d’hydrogène, parfois avancé autour de 46 millions de tonnes. Un tel volume représenterait plus de la moitié de la production mondiale annuelle actuelle d’hydrogène industriel.

Cette découverte a suscité un fort intérêt scientifique et économique, car il pourrait s’agir de l’un des plus importants gisements d’hydrogène naturel identifiés à ce jour dans le monde.
 
Une autre mauvaise nouvelle

Malgré les critiques de la Cour des comptes européenne sur le manque de résultats concrets en 2025 (20 milliards d’euros investis, peu de production), la Commission Européenne continue de viser 10 millions de tonnes de production locale d’ici à 2030.

C’est une estimation bien optimiste tandis que nombre de projets sont abandonnés ou retardés faute de rentabilité.

C’est le cas, entre autres, des géants énergétiques Exxon Mobil (suspension d’un grand projet de production d’hydrogène en 2025 en raison d’une faible demande), BP (abandon d’un gigaprojet de 30,77 milliards d’euros en Australie), le norvégien Statkraft (arrêt du développement de nouveaux projets) et Enel (abandon du second projet d’H2) ou dans le domaine de la métallurgie, ArcelorMittal (suspension des projets de décarbonation-acier vert- notamment en Allemagne et à Dunkerque).
 
Un forage inédit à plus de 3 600 mètres de profondeur, le plus profond au monde, a confirmé la présence importante d’hydrogène naturel dans le sous-sol de la Moselle, selon la Française de l’énergie (FDE). L’opération a eu lieu à Pontpierre, près de Metz, où une plateforme de forage de 41 mètres a été installée. Cet hydrogène, dit « blanc » ou « natif », est naturellement dissous dans les eaux souterraines du bassin lorrain. Des chercheurs estiment que cette zone pourrait abriter la plus grande réserve mondiale d’hydrogène naturel.
 
Si c'est le cas, ça pourrait être exceptionnellement bien pour la France !
 
niklos a dit:
Si c'est le cas, ça pourrait être exceptionnellement bien pour la France !
Surtout pour les riverains de ces forages ! :confused:
 
On peut toujours voir le verre à moitié vide ...
Moi ce que je dirais plutôt, c'est que ça serait un sacré bassin d'emplois...
 
nono52 a dit:
Surtout pour les riverains de ces forages ! :confused:
tu as raison apparemment la nappe déborde aussi en Belgique et au Luxembourg , laissons donc ces pays profiter des richesses naturelles .... :ROFLMAO:
 
niklos a dit:
On peut toujours voir le verre à moitié vide ...
un peu comme l'exploitation pétrolière au large de la Guyanne ...laissons les autres pays frontaliers exploiter les gisements sous marins et plaignons nous ensuite que l'essence est chère .....
 
Buffeto a dit:
un peu comme l'exploitation pétrolière au large de la Guyanne ...laissons les autres pays frontaliers exploiter les gisements sous marins et plaignons nous ensuite que l'essence est chère .....
Tu te plains toi ?
ça change rien pour moi, je mets toujours 25€ d'essence dans le réservoir ! ;)
 
Buffeto a dit:
laissons les autres pays frontaliers exploiter les gisements sous marins et plaignons nous ensuite que l'essence est chère .....
Faudrait surtout voir à long terme (comme un investisseur immobilier) et se désintoxiquer des hydrocarbures petit à petit. Donc éviter le piège de la facilité (fini de promener les enfants le dimanche dans la 4L;)).

Pour info, le prix du carburant est moins lié à la disponibilité de la ressource qu'on ne le pense. L'essence est pas cher dans les pays du Golfe car il est ... subventionné. Pareil en Russie, en Algérie.

Et j'ai le contre exemple ultime à cette fausse croyance : la Norvège !

Pays producteur de pétrole, hors le prix du SP95 est de 2,36€/litre:ROFLMAO:.

En France comme en Norvège au cours actuel 1 litre correspond à 12 minutes de travail au SMIC. CQFD.
 
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