Dans un communiqué, la Fédération bancaire française (FBF) a salué « le choix de la sécurité » de la Commission européenne, qui privilégie « les interfaces standardisées, ouvertes et sécurisées (API), comme solutions daccès aux comptes de paiement par les agrégateurs et les initiateurs de paiement au sein de lUnion européenne ».
Maintenant que « la solution API est clairement retenue au niveau européen », la FBF souhaite aller vite. « Les banques françaises déploieront cette solution courant 2018 », promet Marie-Anne Barbat-Layani, directrice générale de la FBF, alors quelles ont théoriquement jusquà septembre 2019 pour le faire.
Le bémol de lEBF
Globalement sur la même ligne, la Fédération bancaire européenne (EBF) introduit néanmoins un bémol. Linstance le rappelle en effet : la Commission européenne a choisi le compromis en ninterdisant pas totalement le recours au web scraping, utilisé actuellement par les agrégateurs, et que les banques souhaitaient voir prohiber.
Cette technique, qui consiste à « aspirer » les informations dans lespace bancaire en ligne des usagers, restera une solution de repli, dans le cas où une banque choisirait de ne pas fournir dAPI, ou si cette API savérait inopérante. A la grande satisfaction des fintechs, qui militaient en ce sens.
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Pour lEBF, cette solution de repli nest pas réaliste : « Les critères qui la déclencheraient apparaissent incompatibles avec la réalité opérationnelle », estime la fédération dans un communiqué, sans plus de précisions.














