« Ce vote, qui intervient après ladoption des statuts de la Confédération nationale en mars dernier, permet aujourdhui à la Confédération nationale de répondre aux exigences formulées en décembre dernier par le superviseur européen », a expliqué la CNCM dans un communiqué.
La Confédération nationale du Crédit Mutuel, organe central du groupe mutualiste tenu par le « Crédit Mutuel de lEst » basé à Strasbourg, tente en effet de réformer ses statuts pour les rendre compatibles avec le nouveau mécanisme européen de supervision bancaire, qui confie à la BCE le suivi des groupes bancaires dits systémiques. Mais le « Crédit Mutuel de lOuest », le groupe Arkéa basé à Brest, refuse cette réforme, expliquant quelle met en danger son autonomie.
Un recours à venir devant le Conseil dEtat
La réponse dArkéa na dailleurs pas tardé. Dans un communiqué, le groupe bancaire qualifie d« illégal » ce mécanisme et annonce également son intention de former un « recours devant le Conseil dEtat ». « Un tel mécanisme de solidarité », poursuit le communiqué, « est en effet inenvisageable entre les groupes Crédit Mutuel Arkéa et CM11-CIC dès lors quils sont autonomes et en situation de concurrence objective et indiscutable sur lensemble de leurs métiers, comme le souligne de façon récurrente lAutorité de la concurrence et comme la rappelé, récemment, le tribunal administratif de Rennes. » Arkéa argue en outre que ce mécanisme aurait dû être adopté avec l'accord de l'ensemble des parties prenantes.
Les nouveaux statuts de la CNCM ont été approuvés en mars par le régulateur du secteur financier, lACPR, et le ministère des Finances. Plus récemment, le tribunal administratif de Rennes a rendu une décision favorable à lautonomie dArkéa. Sur le terrain juridique, les deux entités se battent également pour lusage de la marque Crédit Mutuel. Arkéa souhaiterait en effet un divorce définitif, tout en continuant à exploiter commercialement cette marque. Ce que le CM11-CIC refuse catégoriquement.
















