Lusage de la banque mobile croît de manière exponentielle, constate KPMG, et se révèle dores et déjà comme le canal le plus utilisé par les clients à léchelle mondiale. Selon les projections de ce cabinet, le nombre dutilisateurs devrait dépasser le seuil du milliard en 2017 et atteindre 1,8 milliard (le double du chiffre actuel) en 2019, soit un quart de la population mondiale.
Selon KPMG, le monde de la banque mobile est divisé en deux. Dun côté, lAsie (Chine, Corée du Sud, notamment) et les pays en voie de développement (Afrique du Sud, Inde, Brésil) qui affichent des taux de pénétration très élevés et une population dusagers plutôt jeunes ; de lautre, les pays développés, européens notamment, où les usages sont généralement moins développés, et les utilisateurs plus âgés. La différence entre les deux sexplique notamment par lancienneté et la densité des réseaux physiques dagence sur le vieux continent, qui rendent le recours au mobile moins nécessaire.
En Europe, le taux de pénétration de la banque mobile atteint 38%. Parmi les pays européens inclus dans létude, cest la Suède qui arrive en tête, devant lEspagne, la Grande-Bretagne et la France. Tous ces pays sont toutefois assez loin derrière la Chine, lAfrique du Sud et la Corée du Sud, le trio de tête mondial. Pas vraiment à la pointe en matière de banque mobile, la France se distingue toutefois par la relative jeunesse de ses clients bancaires mobinautes. Ils ont actuellement 36 ans en moyenne, contre 37 en Allemagne, 38 en Grande-Bretagne et 39 en Suède et en Espagne. Dans ce domaine toutefois, cest lInde qui domine avec une moyenne dâge de 30 ans.








