A la demande de Bercy, le Comité consultatif du secteur financier (CCSF), qui regroupe des représentants du secteur bancaire, des associations de consommateurs et des organisations syndicales, planche actuellement sur une amélioration de lactuel dispositif de mobilité bancaire, datant de 2009, avec lobjectif de faciliter le changement de banque et de dynamiser la concurrence dans ce secteur.
LAFP annonçait hier, de source proche, quun compromis était en train de se dessiner. Le nouveau système intégrerait ainsi un « mandat de mobilité », signé par le consommateur avec sa nouvelle banque, qui autoriserait cette dernière à récupérer auprès de lancienne la liste des prélèvements et des virements récurrents et à faire au nom de son nouveau client les démarches de changement de domiciliation.
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La redirection automatique aux oubliettes ?
Selon les Echos, laccord reste encore à finaliser. « Une nouvelle réunion est désormais programmée le 26 mars dans lespoir de trouver une position commune, qui pourra alors sinscrire par voie damendement dans la loi Macron », écrit le quotidien économique. Bercy souhaiterait en effet profiter de la loi pour la croissance et lactivité, qui doit être discutée au Sénat à partir du 7 avril prochain, pour mettre en uvre le nouveau dispositif.
Le texte de la Loi Macron, tel quil a été transmis au Sénat après son passage mouvementé à lAssemblée, contient déjà une mesure damélioration de la mobilité bancaire. Il a en effet été enrichi dun amendement défendu par le député UMP Philippe Vitel, instaurant un service optionnel et payant de redirection automatique « de lensemble des opérations au crédit ou au débit qui se présenteraient sur le compte clôturé vers le nouveau compte », à limage de ce que propose la Poste pour le courrier. Une solution que le CCSF ne semble pas avoir retenu.












