Fortuneo

Produits financiers : les conseillers en agence n'informent pas assez sur les frais

  • MoneyVox avec AFP
tirelire
© Frog 974 - Fotolia.com

A l'occasion du lancement de son observatoire de l'épargne, l'Autorité des marchés financiers (AMF) a expliqué que les conseillers bancaires n'informaient pas suffisamment leurs clients sur les frais liés aux placements financiers qu'ils souscrivent.

L'AMF lance un observatoire de l'épargne destiné à rassembler des données notamment sur les comptes financiers des ménages, les attentes des épargnants, les montants de collecte ou encore les pratiques de commercialisation des produits et services financiers. A cette occasion, le gendarme de la Bourse a procédé à une série de visites mystères dans certains établissements de grands réseaux bancaires, et note que les frais n'ont été présentés au client que dans 4 cas sur 10, et que dans 9 cas sur 10 ils l'ont été de manière incomplète.

Deux fois moins cher sur internet qu'en agence

Dans ce contexte, l'AMF, qui remarque que les Français se détournent de plus en plus des actifs boursiers considérés comme trop risqués, a souhaité fournir des repères chiffrés aux épargnants. Il ressort de cette étude que le coût d'un ordre d'achat d'actions est 40% moins cher par internet que par téléphone et deux fois moins cher via un site qu'auprès d'un chargé de clientèle travaillant dans une agence bancaire.

Sur internet, les frais pour un ordre de 5.000 euros sont de 0,50% (25 euros) si l'ordre est passé via le site d'une grande banque de réseau et de 0,28% (13,90 euros) si l'ordre est passé auprès d'un courtier en ligne. Les droits de garde (frais de conservation et d'opérations sur les titres) versés par un client à sa banque sont de 0,77% (77 euros) pour un portefeuille boursier de 10.000 euros comprenant 10 types d'actions différentes et de 0,29% (145 euros) pour un portefeuille de 50.000 euros.

Selon l'Insee, le taux d'épargne des Français a atteint au deuxième trimestre 2011 un niveau inégalé depuis les années 80, se chiffrant à 17,3% du revenu disponible, avant de reculer très légèrement à 16,8% au quatrième trimestre.

Partager cet article :
Par la rédaction avec AFP

Reproduction interdite.