Comme tout autre commerce, les banques de détail sont libres de fixer les prix de leurs produits et services. Presque libres, plus exactement : de temps à autre, les pouvoirs publics leur imposent des règles à respecter, par voie réglementaire ou sous forme dengagement pris par la profession. De septembre 2014 à mars 2015, la DGCCRF est allée vérifier, dans 309 établissements appartenant à 10 réseaux différents et 6 groupes bancaires, si ces règles étaient mises en uvre sur le terrain.
La réponse, globalement, est positive. Les agents de la DGCCRF ont sanctionné au total 28 banques, soit moins de 10% du total. 20 avertissements, une injonction administrative et 7 procès-verbaux ont été délivrés. Le motif le plus fréquent, qui concerne 100% des PV et 85% des avertissements, est le manquement en matière dinformation sur les tarifs. « Lobligation pour les banques dinformer leur clientèle et le public sur les conditions générales et tarifaires applicables aux opérations relatives à la gestion dun compte de dépôt est bien intégrée par la majeure partie des établissements », développe le communiqué de linstitution. « On observe toutefois des manquements ponctuels : affichage incomplet, défaut de lisibilité, dépliants non actualisés, plaquettes tarifaires non accessibles ». Cinq établissements, notamment, ne respectaient pas lobligation dinformer leurs clients deux mois à lavance au moins en cas de changement des conditions tarifaires.
Le forfait des clients fragiles sous-utilisé
Depuis le 1er janvier 2014, le montant des commissions dintervention est plafonné par la réglementation. Cette obligation est respectée, constate la Répression des fraudes, qui regrette toutefois que « les banques [aient] tendance à saligner sur les tarifs légaux ». Même constat pour les forfaits de rejet de chèque, dont « le contenu de ces tarifs nest pas toujours lisible ».
Le bilan est moins flatteur en ce qui concerne lobligation, depuis novembre 2014, de proposer aux clients en situation de fragilité financière un forfait de services spécifiques, plafonné à 3 euros par mois. Ce forfait existe dans la plupart des enseignes, à lexception de « quelques réseaux spécialisés dans la clientèle haut de gamme ». Mais, constate la DGCCRF, seul un « nombre limité de clients éligibles souscrit effectivement loffre proposée ». En cause là encore : une information « plus ou moins visible ».


















