Une récente étude sur les usages et les frais bancaires des Français montre qu’ils sont de plus en plus sensibles à la question des frais facturés par leur banque. Toutefois, les candidats à la migration vers les banques en ligne restent minoritaires.

Le lobbying publicitaire des banques en ligne commence-t-il à payer ? En tout cas, la question des frais bancaires semble de plus en plus intéresser les Français.

C’est ce qui ressort du 3e baromètre Fortuneo sur les usages et les frais bancaires. Selon cette étude, menée par Ipsos entre le 9 et le 13 décembre auprès 1.009 internautes, 50% des personnes interrogées connaissent le montant des frais qu’elles ont réglé en 2011. C’est nettement plus qu’en 2009, où la population d’avertis culminait à 36%. Autre indice de cette intérêt, ils sont 67% à déclarer avoir pris connaissance en 2011 du relevé annuel des frais bancaires que leur banque est tenue, depuis 2009, de leur adresser, contre 59% en 2010.

Le pli n’est pas encore pris, par contre, pour le relevé mensuel mis en place en juillet 2011 : 43% seulement des personnes interrogés déclarent s’y référer.

Un tiers de Français prêts à comparer les tarifs

Pour autant, l’opinion des Français sur la tarification des banques a-t-elle évolué ? Pas vraiment : comme en 2010, ils sont 83% à la juger globalement trop lourde, et 93% considèrent que les frais qu’ils ont payés en 2011 n’ont pas diminué par rapport à 2010, malgré l’entrée en vigueur de diverses mesures de régulation. Parmi les facturations les moins justifiées selon eux, on retrouve la consultation des comptes sur internet (pour 95%), les retraits aux DAB d’autres banques (93%) et les virements externes (87%). Ils sont également 46% à considérer que les forfaits de services ne permettent pas de faire des économies, et 74% à être conscient de payer pour des services qu’ils n’utilisent pas ou peu.

Frais bancaires : jusqu'à 223 € d'économies grâce à notre comparateur

Pourtant, malgré ces griefs, les Français interrogés sont encore peu enthousiastes à l’idée de changer de banque. Seulement 32% d’entre eux ont l’intention, dans les six prochains mois, de faire jouer la concurrence en comparant les tarifs des différentes enseignes. Et ils sont 30% (stable par rapport à 2010) à envisager éventuellement de migrer vers une banque à ligne pour réduire leur facture.