Le rapport de la Commission européenne sur les services financiers de détail, publié hier, met en évidence de fortes disparités entre les pays européens en terme de frais bancaires.

Si vous souhaitez limiter le coût de vos comptes bancaires, mieux vaut vivre aux Pays-Bas ou en Belgique qu'en France ou en Italie : c'est l'un des enseignements du rapport sur les services financiers de détail, publié hier par la Commission européenne.

Pour parvenir à cette conclusion, les experts de l'institution ont passé au crible les tarifs appliqués par 224 banques, représentant 81% du marché européen. Ils ont ensuite établi un classement, prenant en compte les coûts objectifs des services, mais aussi la simplicité et la transparence des structures de tarification.

Bonnet d'âne pour l'Italie

Au final, c'est l'Italie qui coiffe le bonnet d'âne. Le coût annuel d'un compte bancaire pour un utilisateur moyen y culmine à 253 €. A comparer avec la Bulgarie, où le même type de service revient à 27 €...

Si la France semble mieux s'en sortir, avec un coût annuel moyen de 154 €, le rapport pointe toutefois les résultats médiocres de ses banques dans le domaine de l'information des clients, ainsi que la complexité et une certaine opacité des grilles tarifaires.

Appliquer la législation

Ce manque de transparence concerne, plus généralement, tous les acteurs européens du secteur, ou presque.

Néobanques : les offres les moins chères pour maîtriser votre budget

Pour Meglena Kuneva, commissaire européenne chargée des consommateurs, « Les banques doivent mettre de l'ordre et changer les mentalités en ce qui concerne la manière dont elles traitent les consommateurs. Et les autorités des Etats membres doivent assumer leurs obligations, qui consistent à appliquer la législation communautaire en matière de consommation. »

Des contre-exemples existent néanmoins. Au Pays-Bas et en Belgique notamment. Dans ces deux pays, explique le rapport, les frais fixes annuels sont relativement élevés. Les coûts variables, ou ceux liés au volume des transactions, sont par contre faibles, ce qui limite les mauvaises surprises pour l'usager et améliore grandement la transparence du système.