La bonne note d'un diagnostic de performance énergétique (DPE) peut avoir une grosse influence sur le prix de vente d'un logement. Jusqu'à +17% pour un bien de classe « A-B ».

C'est une étude instructive qui vient d'être publiée par les Notaires de France. Intitulée « La valeur verte des logements en 2020 », elle chiffre l'impact du diagnostic de performance énergétique (DPE) sur le prix de vente d'un bien. Et les écarts peuvent être importants. Il faut dire que le DPE, un document à remettre à l'acheteur lors de la vente, renseigne sur la performance énergétique d'un logement. De quoi avoir une idée plus précise des dépenses qu'il faudra régler chaque mois auprès de son fournisseur, et qui n'ont jamais été aussi élevées ces derniers mois avec la flambée des cours des matières premières. Le DPE, qui vient d'être modifié, dresse une note qui va de A à G : A correspond à la meilleure performance, G à la plus mauvaise.

L'impact sur un appartement...

L'étude dresse le constat suivant : le fait d'avoir un appartement en classe A-B permet de vendre son bien 17% plus cher qu'en classe D dans le Centre-Val de Loire, par exemple. L'écart est de 16% en Occitanie ou encore de 14% en Nouvelle-Aquitaine et Normandie et 10% dans le Grand Est, 9% en Bretagne, etc. A l'inverse, la Provence-Alpes- Côte d'Azur, reste la seule région où l'impact des meilleures étiquettes (A-B) sur les prix des appartements anciens n'est pas significatif en 2020.

« En revanche, l'effet des moins bonnes étiquettes énergie (classe F-G) sur les prix des appartements anciens en 2020 est en moyenne un peu plus fort par rapport à 2019 dans la plupart des régions. Il est toujours le plus faible et équivalent en Grande et Petite Couronne (-2%), et reste toujours le plus élevé en Nouvelle-Aquitaine mais son ordre de grandeur est plus important, passant de -9% en 2019 à -14% en 2020 », souligne l'étude. Quant à la plus-value sur les prix des appartements anciens qui disposent d'une étiquette énergie de classe C (par rapport à ceux de classe D), elle ne dépasse pas +6%. La moins-value sur les prix des appartements de classe E ne dépasse pas -4%.

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... ou sur une maison est différent

En ce qui concerne les maisons anciennes, les meilleures étiquettes énergie (classes A-B) permettent une plus-value jusqu'à +12% en Nouvelle-Aquitaine, mais bien moindre en Auvergne-Rhône-Alpes à +7%. Pour les moins bonnes étiquettes énergie (classe F-G), la moins-value reste toujours plus significative et plus importante sur les prix des maisons que sur ceux des appartements. Dans les régions du sud-est comme l'Auvergne-Rhône-Alpes et la Provence-Alpes-Côte d'Azur, l'impact sur les prix est en moyenne respectivement de -6% et -8%. Partout ailleurs, il est d'au moins -10% et jusqu'à -20% en Nouvelle-Aquitaine.

Ces diagnostics auxquels le vendeur ne peut échapper

Un impact bien plus faible à Paris

Au regard de l'ensemble de ces chiffres, cette enquête souligne que l'impact sur les prix engendré par l'étiquette énergie, comparé à un logement de classe « D », est, en moyenne, d'autant plus faible que le niveau de « tension immobilière » est important. « Par exemple, comparés aux appartements de classe D, ceux de classe A-B se sont vendus, en moyenne, de 6 à 9% plus cher dans les zones les plus “tendues” (A et B1) et de 14 à 21% plus cher dans les moins “tendues” (B2 et C) », soulignent les Notaires. Ils constatent ainsi la faiblesse, voire l'absence, d'un impact du DPE sur les prix des logements en Ile-de-France, « un marché immobilier caractérisé notamment par une demande supérieure à l'offre et donc une tension sur le marché ».

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